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Lagoon Law

Dans notre futur des hommes ont obtenus des pouvoirs, dans une ville, un groupe fait des recherches sur eux. Ils dirigent la ville et créer une société sectaire divisé en trois groupes. Rejoignez nous !
 
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 Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]

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MessageSujet: Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]   Jeu 17 Mai 2012 - 22:39

Six heure et demi du matin, une nouvelle journée, de nouveaux devoirs, une nouvelle fuite, comme toujours, il s'éloignait de ses responsabilités, comme toujours il oubliait ce qu'il avait à faire, comme toujours il fuyait. Fuyait son passé, son présent et l'espoir du futur. Il préférait vagabonder en n'ayant pour musique que le souffle du vent et cette fois ci, le doux ressac de l'eau contre la roche taillé pour y accueillir des navires aux formes fantasmagorique. Le soleil ne se montrait pas encore à l'horizon, les ombres dansaient sur les murs et les hangars, formant des spectres terrifiants, pourtant, il marchait, marchait encore sans les observer, sentant seulement leurs mains fantomatiques et glaciale tenter de l'attirer dans une pénombre éternelle et atroce. Il ne pouvait s'arrêter de marcher, cherchant à fuir, non plus la réalité, mais ses propres pensées, fuir ses souvenirs et ses peines. Son visage marqué par une réminiscence du passé. Il tremblait légèrement. Le froid, la fatigue ou encore la solitude fragilisant l'être, on ne pouvait savoir ce qui le faisait trembler ainsi. Le vent froid et pourtant sec mordait sa peau, quelque larmes perlaient au coin de son œil intact.

Cela faisait déjà une heure et demi qu'il marchait à travers la ville, il s'était dirigé instinctivement vers le port, l'odeur de l’océan, l'embrun, les marins s'activant aussi tôt que lui, tout cela était tellement doux à ses oreilles. Mais il marchait de sorte à s’éloigner peu à peu de toute présence humaine, il ne trouvait pas cela inconfortable ou gênant, loin de la, il aurait pu passer un temps fou à observer le mouvement mécanique des marins s’affairant comme des fourmis ou les engrenages d'une montre. Il aurait apprécié de se laisser admirer ces êtres qui malgré le brouillard dense et omniprésent gardait une précision sans faille. Mais il ne pouvait rester immobile à les observer, il se devait de se mouvoir, il en ressentait le besoin, il cherchait le calme, la paix, il ne voulait entendre que le cris des oiseaux marins, le souffle du vent sifflant en passant entre les hangars et le bruit de la mer qui d'ici quelques heures se déchaînerait furieuse et indomptable. Il était pourtant la, dos à sa propre route, regardant une dernière fois cette populace active et motivée.

Il finit par s'arracher à ses propres rêveries et reprit sa route, le brouillard était partout, il ne voyait que les lueurs flous de lampes qui s'avérait être à peine visible, il avait l'impression que tout était lointain, que tout était inaccessible, tout lui semblait impossible à atteindre, pourtant il continuait à marcher, traînant des pieds, il finit par s'arrêter, il se posa au bord du dock et observa l'immensité qui s'offrait à lui, une immensité qui grandissait jour après jour, qui finirait par dévoré le monde. Et lui qu'était il à cette échelle, un grain de sable, nom, il n'était même pas une particule de Quarks (1) pourtant il savait qu'il devait être la, il savait que c'était une chose primordiale que de rester la. Pourtant peu de chose le raccrochait à la vie, ce monde était condamné, ce lieu était en proie à la violence perpétuelle et à une guerre interne éternelle, sa sœur ne lui reviendrais sûrement jamais. Alors pourquoi s'attacher à tout cela, il n'en savait rien lui même et pourtant, un léger sourire se traça sur ses lèvres, il se releva alors s'appuyant sur son bras gauche qui tremblait de plus en plus puis une fois debout regarda partout autour de lui. Il profita alors de cet instant pour ôter son cache œil, laissant apparaître un œil clos, totalement clos, comme scellé, il rangea alors l'objet dans une poche de son long manteau rouge avant d'en sortir un autre, un simple bandeau noir marqué d'une croix blanche.

Une fois ceci fait il se remit à marcher, entendant du bruit se rapprocher, il préférait encore s'en éloigner pour finalement atteindre un cul de sac, bloqué par deux hangars, il soupira, il lui faudrait faire demi-tour, croiser encore les êtres, il se retourna alors dos aux dernier hangars qui était bloqué par des scellés de la M.A.L, son manteau rouge voletait laissant apparaître un petit gilet en laine blanche marqué de divers motif, une rose, un dragon et un symbole hindouiste. Sous cela une énorme ceinture cloutée qui semblait trop lourde pour ce corps assez frêle ainsi qu'un treillis militaire vert. Il se préparait à partir, commençant à marcher quand sa vision devint encore plus floue, certes le brouillard lui réduisait déjà son champs de vision, qui était restreint par son œil manquant avouons le, mais cette fois, ce n'était pas le brouillard, c'était tout simplement son corps qui sombrait, il tremblait de plus en plus, ses jambes lui semblait de coton, il tenait à peine debout, il titubait et fini par de cogner contre un hangar à l'opposé de l'eau, il chercha dans ses poches quelques choses, faisant tomber briquet, cigare et son second cache œil avant de tirer une petite boite, il essaya de l'apporter à sa bouche, mais elle tomba, tout comme lui, il chuta, dos au hangar, tremblant, incapable de se contrôler, il chercha quelque seconde à tâtons la petite boite à pilules sans résultat, c'était trop tard, il se sentit légèrement ailleurs, il avait encore toute sa conscience, il pouvait parler, il le savait car il s'insultait lui même d'avoir oublié, cela faisait deux heures qu'il n'avait pas pris ses médicaments et voilà le résultat, il ne pouvait plus bouger, il toussa un moment quelque gouttes de sang tombant sur ses vêtements. Le brouillard entourait ce lieu, ces hangars, ces sceaux de la M.A.L, ces navires, ce port et cet être agonisant qui étrangement faisant un boucan d'enfer qui se mêlait parfaitement à la funeste mélodie ténébreuse du lieu.




1: Le Quarks est la plus petite particule connue actuellement, composante essentielle de la matière mais infiniment petite.


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MessageSujet: Re: Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]   Sam 19 Mai 2012 - 15:33

5h du matin - domicile d'Iris Izeur. || Quartier riche.

Cela faisait deja une bonne demie heure qu'elle n'avait pas bougé. Légèrement mélancolique, elle regardait le plafond, les yeux perdus dans quelques méandres de souvenirs pas forcément secrets, mais importants pour elle. Chacun de ses souvenirs l'étaient, les mauvais comme les meilleurs. Cette importance qu'elle donnait à sa mémoire avait deux significations.
L'une était due à son pouvoir. Avec lui, elle s'était rendue compte que chaque secondes qu'elle stoppait était un souvenir en plus pour elle, un de moins pour les autres. Des souvenirs hors du temps dont elle était la seule à garder une trace.
La seconde était plus simpliste. Une bonne mémoire est un outil précieux pour celui qui a une once de pouvoir.
L'eau ruisselait sur son visage sans qu'elle s'en rendre compte. Aujourd'hui, elle avait du temps devant elle.
Elle avait donc décidé de bien l'employer en se levant tôt et avait commencé par une douche.
Avec mollesse, elle posa ses longs doigts sur l’arrêt d'eau chaude et coupa le débit.
Le coin de ses lèvres s’étira en réalisant que sa salle de bain était inondée d'une épaisse vapeur d'eau. Une fois de plus. A croire qu'elle ne savait pas prendre une douche sans transformer cette pièce en sauna. Il ne lui fallut que dix autres minutes pour quitter la pièce, habillée d'une simple chemise en coton blanc tombante et d'un pantalon noir en jean, de trois tailles trop grand pour elle mais qu'elle resserrée fermement a l'aide d'une ceinture. Pour une fois, elle laissait tomber ses tenues habituelles. Par simple envie.

Elle parcourue rapidement son domicile en laissant trainer négligemment un index sur certains meubles pour vérifier que la poussière n’était pas deja de retour et finit par se retrouver devant sa porte d'entrée, son sabre calé comme à son habitude dans son dos et dans son étui, un poignard pas bien grand dans l'une de ses bottines en toile. Il ne lui en fallait pas plus. En réalité elle en avait peut être même trop pris.
Elle jeta un dernier regard a son intérieur. Son vrai chez elle.
De longues bibliothèques tapissées une partie de son mur en grosse pierre beige. Des moulures faites du même bois que les bibliothèques recouvraient les jointures du plafond, parfois support de quelques plantes grimpantes qui avaient pris leur essor au soleil. Des canapés de toiles et de cuirs étaient disposés sur de sobres tapis. Une pièce lumineuse et chaleureuse ou l'ancien avait sa place, jusqu'au parquet caramel qui était patiné et perdait son lustre a certains endroits. Cette petite maison avait un minuscule jardin dévoré par des plantes en tout genre. Perdue dans des dédales de rues et ruelles en tout genre, il fallait connaitre son chemin sur le bout des doigts pour parvenir jusqu’à elle et pour rien au monde Iris n'aurait troqué cette maison contre un appartement de luxe.
Un sourire toujours plus large aux lèvres, elle ferma sa porte et attendit que des bruits de serrures se fassent entendre avant de s'en aller dans le labyrinthe de son quartier. Ayant pleinement confiance dans le système de sécurité totalement invisible de son domicile qui aurait fait pâlir la plus élaborée des prisons.
Pour être honnête elle ne savait strictement pas comment il fonctionnait mais elle savait qu'il était incroyablement efficace... elle l'avait fait élaborer par l'un de ses génie du Lagoria qui lui devait un petit service.

La nuit n'avait pas encore cédée au doux rayons du soleil. Une simple brise venant de l'ouest caressait sa peau. N'ayant pas pris de veste, elle sentait encore la froideur du matin, qui l’envelopper sans pour autant la mordre. Par les souliers ridicules de certains scientifiques pré-pubères du Lagoria... elle se sentait si heureuse en ce moment même!
Bien qu'elle soit très difficile a faire sortir de son lit, les petits matins laissant place à des journées promettant d’être chaudes et ensoleillées étaient ses moments préférés.
Son chemin était tout tracé, elle se dirigeait une fois de plus a pied vers le port, s'attachant les cheveux dans un chignon qui tombait deja en ruines. Elle avait hâte que le soleil se lève pour qu'il commence a teinter les toits d'une douce lueur ambrée.


6h du matin - || Le port

Assise sur le toit d'un des hangars, elle regrettait un peu de ne pas avoir pris quelque chose pour se couvrir. Elle haussa les épaules. Le soleil n'allait pas tarder. Serrant ses bras autour de ses jambes, elle avait posé son menton sur ses genoux et regardait le smog envahir le port. Le regard fixé sur l'horizon, elle essayait de deviner les détails des navires.
Un peu plus bas, un ivrogne titubait... Haussant un sourcil, Iris n'y prêta pas intention, les yeux rivés sur les voilures des navires, souplement ondulées par le vent.
Lorsque l'ivrogne s'effondra dans un bruit sourd, elle daigna enfin porter son intention sur la silhouette.
En soupirant, elle se laissa glisser sur la tôle pour atteindre des caisses et rejoindre a son tour la terre ferme. S'enfonçant dans la brume, elle frissonna violemment. Sa conscience la poussait a aller voir que le poivrot n'allait pas s’étouffer dans son vomi... et qu'elle ne fut pas sa surprise de constater que le poivrot n'en était pas un. Elyin était là, a terre, du sang à la commissure des lèvres.
C'était ennuyeux... Se baissant vers lui, elle prit son pouls. Vivant. Assise sur ses talons, elle fouillait frénétiquement Ely à la recherche d'un quelconque médicament... alors que la panique la gagnait, les deux mains posées sur le torse de l'homme, elle vit enfin la petite boite en métal. L'attrapant, elle l'ouvrit, attrapa une pilule et la fourra dans sa bouche.
Lui tapotant les joues, elle le dévisageait, se demandant si elle devait doubler la dose...




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MessageSujet: Re: Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]   Dim 20 Mai 2012 - 21:47

Elyin avait l'impression que c'était la fin, il ne voulait pas s'y résoudre, il avait encore de l'espoir, il voulait croire en une lueur d'espoir, il lui fallait y croire, sinon jamais aucun de ses rêves ne pourrait devenir réalité après tout. Il tremblait, tremblait tellement, il se sentait faible et perdu quand une silhouette apparut à sa vue, il ne parvenait à reconnaître qui que ce soit, le brouillard du port semblait s'être incrusté dans son œil. Il sentit une main sur sa peau, il ne comprenait pas réellement ce qu'il se passait pour lui tout n'étaient qu'ombre dansante, il ne pouvait comprendre aucune chose. Après quelque instant il sentit quelque chose glisser dans sa gorge. Il sentait de petite frappe sur ses joues, des frappes très douces et gentille, il y avait donc des gens aimables et bon ici bas, c'était réellement une bonne cose. Il se mit alors à toussoter, s'étouffant quelque peu, très rapidement il se sentit quelque peu mieux, chacune de ses pilules étaient extrêmement concentré ainsi elles agissaient rapidement et efficacement. Il se mit alors à cligner rapidement de l’œil, tendant d'habituer sa vision à son état. Il finit par reconnaître une chevelure blanche, il peinait encore à reconnaître la personne, il lui semblait qu'il s'agissait d'une femme. Il toussota encore un peu puis s'appuya sur ses bras pour s'adosser convenablement contre la grille en fer qui fermait le hangar, le froid sur son dos était saisissant, pourtant, il ne tremblait presque plus. Il finit par se relever un peu plus, il s'efforça de garder son œil ouvert et observait la personne qui l'avait sauver.

Soudain, ce fut comme un éclair dans le brouillard, tout lui sembla bien plus clair. Iris Izeur, l'une des chefs de sections de la M.A.L, il était réellement content de tomber sur quelqu'un comme elle. Il savait qu'elle était juste et sérieuse. Il pouvait lui faire confiance, ses esprits revenant peu à peu il fit un léger sourire à la jeune femme, un peu faible et encore maladif. Il frotta son œil, pareil à un enfant qui venait de se réveiller après une sieste qui lui aurait sembler trop courte. Il se mit alors à parler la voix très faible.


-Merci, je vous suis redevable mademoiselle Izeur, je ne sais ce que j'aurais fait si vous n’étiez intervenue. Je pense que jamais je ne pourrais vous remboursez ma dette mademoiselle.

Il essaya de se relever un peu chancelant, malgré sa faiblesse physique il ne pu s'empêcher de vérifié ses vêtements en les essuyant en partit n'appréciant réellement pas la saleté. Il chancelait, il ressemblait à un zombie errant dans les rues d'un monde dévasté. Il se tenait contre le rideau de fer de sa main, il se rendit compte qu'il n'avait rien ramassé de ses affaires il se reposa donc au sol pour fourrer rapidement son bazars dans ses poches de pantalon, mais il se releva un peu vite, il s'enfonça à moitié entre deux hangars et se mit à déglutir. Il se sentait réellement mal à l'aise pour la jeune femme, se montrer si peu élégant, il manquait réellement de tact, il se redressa un peu et se tourna vers la jeune femme. Il baissa les yeux vers le sol se sentant désolé d'offrir un spectacle aussi misérable, il tentait de trouver un sujet de conversation convenable pour se permettre de parler d'une chose autre que son état déplorable, mais il n'avait absolument aucune idée de quoi parler. Il observa un peu la jeune femme. Sa tenue était assez légère, n'aurait elle pas un peu froid, il hésita un instant, puis finalement dans un mouvement assez ample ôta son manteau rouge et le tendit à sa sauveuse, un léger sourire dessiné sur ses lèvres.

-Je pense qu'il vaudrait mieux vous couvrir. Puis je savoir ce que vous faites ici alors que vous n'avez pour seule tenue que cette chemise et ce pantalon si léger ? Il serait bête qu'une personne aussi importante que vous attrape une maladie et doivent être alité n'est il pas ?

Il toussait encore un peu, il ne voyait qu'une seule solution à cela, un bon cigare, il tira alors ce dernier et l'alluma prenant une énorme bouffé avant de recracher sa fumée à l'opposé d'Iris voulant être sur de ne pas l'importuné. Il se mit alors à observer l'horizon, l'espoir était une bonne chose, il y avait réellement toujours une lueur dans la pénombre, quelque chose qui pouvait sauver de la faux glaciale de la mort. Évitez la pénombre éternelle qui vous adoptait et gardait en son sein. Il était encore quelque perdu, encore un peu mal, pourtant, il se maintenant droit désormais, fier, sur de lui, bien que ses jambes semblait encore quelque peu flageolante, c'était un magnifique contraste que l'attitude et l'état d' Elyin. Bien que redevable, il se montrait fier, droit, supérieur et sur de lui, bien que malade il se montrait impassible et intouchable. Il s'agissait là d'un incroyable contraste des plus étrange. Malgré son état et son statut actuel, le jeune homme conservait cette fierté déplacé et bien trop grande. Il semblait réellement se placer dans une autre dimension que les gens normaux, c'était volontaire et pourtant c'était tellement présomptueux. Tellement arrogant et hautain, cela devenait une tare, mais une tare qui lui seyait si bien. Un vice si précieux et si élégant sur lui, cela en devenait presque une qualité tant il savait en faire une chose réaliste et fondé dans son action. Il observa une dernière fois la jeune femme, toussant encore, mais ne cessant de fumer, il sentit une légère douleur parcourir son corps, il finit par se rendre compte que vu le temps passé une seule pilule ne lui suffirait pas pour être en complète forme, cela ne ferais que lui permettre de se déplacer mais ne l'empêcherait pas de souffrir et de sentir la douleur parcourir son corps usant de son propre sang et de ses propres veines comme moyen de propagation.

Il fini par tendre la main en direction d'Iris, jetant son mégot de cigare au loin. Il l'observa quelques petites secondes, sans un mot, l'esprit complètement embrumé, n'ayant aucune idée en tête, aucune pensée, puis soudainement cela lui sembla très clair.


-Pourrais je récupérer mes bonbons magiques s'il vous plait ? Je pense que je vais en avoir besoin bientôt. Que diriez vous de discutez un peu, les quais sont plutôt plaisant en journée aussi.

Il détourna alors le regard, observant les cieux étendues magnifiques qui entourait le monde.


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MessageSujet: Re: Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]   Sam 26 Mai 2012 - 16:20

Lorsque Elyin Ravpryde reprit connaissance, un discret soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Il était terriblement pâle, plus que d'habitude. Mais il était conscient.
Iris le laissa s'adosser contre la grille, gardant un œil alerte sur lui. La brume les entourait tout les deux, donnant une impression de surgelé à sa propre chevelure et d'une bougie se consumant pour Ravpryde. Elle jugea avec amusement que même si leur physique était aussi opposé, ils avaient tout de même des points en communs. Comme cette fragilité physique qu'elle continuait à subir lorsqu'elle utilisait son pouvoir.
Poussant un nouveau soupir plus marqué mais tout aussi soulagé que le premier, elle se laissa choir en arrière, s'asseyant à même le bitume qui glaça ses jambes instantanément, humidifiant légèrement son pantalon noir sans qu'elle s'en soucie.
Lorsque cet homme à qui elle devait faire un rapport mensuel de son secteur, se mit a parler, elle eut une drôle de sensation... alors qu'il incarnait les hautes sphères du pouvoirs, il lui parlait d'une voix si ténue! Rien ne rattrapait cette fragilité, Elyin Ravpryde n'avait plus rien d'un homme de pouvoir mais juste l'apparence d'un simple mortel.
Seul le contenu de sa phrase gardait une dignité exemplaire. Elle lui sourit. Il était touchant qu'il lui dise quelque chose d'aussi humble... cela devenait tellement rare de leurs jours!

- Je ne pense pas monsieur Ravpryde, il arrivera un jour ou je me tournerais vers vous pour vous demander à mon tour de l'aide et ce jour là, qui sait si votre intervention ne me sauvera pas.


Essayant de retrouver de sa prestance, son interlocuteur faisait de réels efforts pour se montrer plus présentable, l'air réellement désolé du spectacle qu'il donnait. Iris aurait aimé le rassurer, lui dire qu'elle n'y prêtait pas attention et qu'elle ne jugeait pas un homme à son aspects physiques mais sur ses actes et paroles. Elle ne dit rien de tout cela. Le bien être du scientifique avait l'air d'avoir besoin de donner une bonne image de lui et cela n'aurait fait que lui rappeler qu'il était dans un piètre état. Elle se contenta donc de ne rien dire en restant égale à elle même.
Tout à ses pensées, elle en fut brusquement sortie par le geste que fit l'homme en face d'elle. Ses muscles se relâchèrent presque aussitôt lorsqu'elle remarqua qu'il lui tendait son manteau.
Haussant un sourcil, elle l'attrapa et sourit une fois de plus à ses paroles. Elle n'avait pas fait spécialement attention a la température depuis qu'elle était descendue du toit. Elle l'enfila donc sans faire d'histoire.

- Je venais profiter d'un peu de temps libre. J’apprécie le spectacle que nous offre un lieu au petit matin.
Elle lui désigna rapidement l'un des toits des hangars et repris. La brume reste prés du sol, ma tenue ne me dérangeait pas spécialement.


A la dernière phrase d'Elyin, la jeune femme retint de peu une grimace... que ferait elle? Elle aurait continué à travailler bien sur! En essayant surement d’échapper à son second qui aurait probablement tenté de la séquestrer chez elle pour qu'elle se repose. Cette pensée l'amusa, les yeux rieurs elle continua.

- Dans le cas où je ne pourrais pas bouger un seul petit doigt, mes taches seraient délégués à mon bras droit, qui je n'en doute pas, serait tout aussi efficace que moi. Dans le cas contraire, je continuerais mon travail.


Elle s’inquiéta brièvement de l’état de Ravpryde alors qu'il se mettait à tousser... il ne lui semblait pas une bonne chose qu'il fasse un geste aussi plein de courtoisie dans son état. Mais une fois de plus, son visage ne trahit aucunement ses pensées. Elle le surveillait et lui laissait être galant. Au moindre signes de défaillance, elle réagirait en conséquence.
Elle tiqua par contre au geste que fit le scientifique pour fumer. Sans le savoir, il touchait du bout des doigts les limites de la jeune femme. Une seule idée l’obsédait, prendre le cigare qu'il venait de récupérer pour l’écraser sans pitié sous son talon... Alors qu'elle n'y tenait plus, il finit par tendre la main vers elle en jetant son cigare loin d'eux. Il ne savait pas à quel point il avait eu de la chance. Elle détestait le tabac.
Son intention revenant vers cette main tendue, elle fit se qu'il lui demandait, relâchant ses doigts de la boite métallique pour qu'elle tombe dans la paume d'Elyin.
La chaleur du manteau qui l’enveloppait lui fit prendre conscience qu'elle avait vraiment eut froid, quand il lui proposa de faire un tour ses les quais en sa compagnie, elle accepta, notant par ailleurs qu'il avait remarquablement repris le contrôle de son corps et qu'il redevenait de minute en minute l'homme élégant qu'elle connaissait.
Enfonçant ses mains des les poches du manteau, elle se redressa souplement sur ses jambes d'un geste d'une fluidité maitrisé à la perfection.
Elle ne lui proposa pas son aide, lui aussi se releva avec grâce. Le coin gauche de ses lèvre s’étira. Elle lui proposa son bras en regardant de nouveau le lieu ou il se trouvait. Il n'était effectivement pas vraiment propice aux discutions ... quelques relents d'urines flottaient dans l'air, mélangeaient à celle de la sueur froide que dégageaient les dockers qui travaillaient non loin mais hors de leur vues.



Ils marchaient tous les deux, la brume commençait à se dissiper et le soleil quant à lui faisait ses premières apparitions. La milicienne était silencieuse, regardant avec attention l'eau qui se mettait doucement a briller. Sans prévenir, elle quitta son mutisme, ses yeux dorés ne quittant pourtant pas la vaste étendue d'eau.

- Je crois que de tous, l'eau est mon élément préféré... c'est surement la raison pour la quelle je suis venue ici ce matin... Ça vous dérange si je vous tutoie? ... Et que je vous appel Ely?


Elle porta enfin son intention sur son compagnon. Elle avait en horreur le vouvoiement lorsqu'il durait trop longtemps. Elle savait s'adapter à differents types de langages mais était lasse de tenir un rôle même lorsqu'elle ne travaillait pas. Et comme elle était amenée à revoir souvent Elyin, elle préférait le voir comme un ami potentiel.



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MessageSujet: Re: Plongés dans la brume. [Iris puis libre.]   Lun 2 Juil 2012 - 0:49

Malgré son état certes médiocre, Elyin ne pouvait s'empêcher d'observer sa bienfaitrice, il était quelque peu curieux de connaître cette jeune femme, après tout ils étaient lié de par le travail, bien que le jeune homme n'accordait que peu de valeur à tout cela. Il préférait juger les humains sur ce qu'ils étaient réellement plutôt que sur leurs statut social, il avait subit cela durant des années, il hésita longtemps à réellement la jauger, se disant qu'il pourrait se faire une opinion plus tard, mais finalement tout cela lui sortit de l'esprit, il la voyait déjà comme une personne réellement bien, elle venait de l'aider et puis ce petit sourire qu'elle arborait lui plaisait, elle semblait contente, cela semblait lui être plaisant, qu'est qui semblait lui être plaisant, il n'en avait aucune idée, mais il avait cette impression au fond de lui même, il pensait que ce sourire était une preuve qu'elle était contente de quelque chose, il ne savais pas exactement quoi. C'était quelque chose qui lui plaisait en un sens, c'était assez logique, il appréciait de voir les gens assez heureux, peut être car il ne pouvait atteindre un bonheur aussi parfait, il cessa alors de supposer, il trouvait cela presque indécent et repris son esprit en main si l'on peut dire. Elle avait déclaré quelque chose d’intrigant, besoin de lui, un jour, c'était assez étrange, planifiait elle d'agir d'une façon qui pourrait la mettre en danger, peut importait finalement, il serait la pour elle, elle venait de lui éviter de périr de toute façon, il était donc redevable et puis il trouvait cela naturel d'aider des personnes avec tant de bonne manière et de savoir vivre. Devait il lui répondre à l'instant, non, il n'en avait pas l'envie, il reprendrait ce sujet plus tard, non en fait il lui fallait répondre dès à présent c'était pour lui quelque chose d'important, il trouvait cela plus décent, plus logique et convenable. Il reprit donc la parole la voix très sobre, presque vide d'émotion.

-Alors ce jour la je serais la et je vous aiderais du mieux que je le peux mademoiselle et ceci avec plaisir. Après tout vous savez ou me trouvez alors vous pourrez toujours venir me quérir lorsque vous aurez ce besoin d'aide.

Cela était triste à avouer, mais Elyin forçait quelque peu son état, il rechignait toujours à se montrer ne serais ce qu'affaiblis, il lui fallait être irréprochable, il devait tout d'abord penser aux autres puis à lui, il trouvait lui même le temps frais, possiblement à cause de son état quasi lamentable, mais sentant cela il fut heureux de voir qu'elle accepta son manteau, il la trouva même un peu trop docile, un pointe de déception se lut dans son grand œil bleu, au fond de lui il aurait aimé quelque protestation, cela lui aurait plus, il se serait sentit important, mais elle semblait suffisamment douce pour ne pas réagir. Elle avait ensuite pris la parole pour répondre aux questionnements incessant du jeune homme. Ainsi elle était venue ici par pure lubie, tout comme lui, c'était assez plaisant de savoir qu'un être était aussi attiré par la fraîcheur et la beauté de ce lieu. Il eu un petit sourire assez affaiblie et pourtant d'une franchise magnifique, il semblait heureux et serein. Elle précisais aussi que le froid ne l'inquiétait en rien, elle sembla se plonger un instant en ses pensées avant de reprendre la parole pour exprimer qu'elle travaillerait sûrement ou déléguerait cela à son second, il eu un petit rictus pétrifié, il se demanda un instant qui prendrait sa succession s'il lui arrivait quelque chose, il n'avait personne pour le remplacer. Il se dit que cela n'était pas important finalement, que c'était quelque chose de normal en un sens, il n'avait plus grand chose de toute façon si ce n'est son propre nom. Il finit par penser à répondre, sa voix avait ce petit ton d'humour, cette intonation qui étouffait un rire.

- Il est vrai que ce lieu est merveilleux, il possède cette allure mystique qui est délicieuse à un esprit ouvert et éclaircis. Cependant, vous ne devriez guère agir si légèrement quand au froid, il peux s'avérer assez mordant surtout aussi proche de la mer.

Il s’arrêta moins d'une seconde, pensant au fameux second, il se souvenait d'avoir lu son nom, quelque part, impossible de s'en souvenir. Il finit par reprendre parole.

-Oui, votre second, je me souviens qu'il se nommait War quelque chose, je peine à m'en souvenir navré, je ne doute pas qu'il serait excellent, il pourrait d'ailleurs agir en tant que chef. Vous avez bien de la chance d'avoir une telle personne.


Une fois qu'il eu récupéré ses médicaments il en avait repris un peu, ils étaient tout deux debout et elle lui proposa son bras, il n'hésita pas une seconde et le pris suivant le pas de la jeune femme pour avoir le même rythme de marche que cette dernière. Il l'observait quelque peu timidement, il était curieux de voir ses réactions, mais étrangement rapidement cela lui laissa une certaine lassitude, il ne parvenait pas à la voir comme une femme, c'était quelque chose d'étrange, il la voyait comme une collègue ou alors une petite sœur. Il pensa alors à Lumassy, elle lui manquait étrangement. Elyin gardait un visage clos, bien qu'il était assaillit par des merveilleux souvenirs, il ne pouvait s'empêcher de penser à cette chevelure rougeoyante et rosée à la fois. Il n'appréciait pas réellement de se plonger dans des pareils souvenirs, cela le laisserais hermétique à l'extérieur, il n'écoutait plus ce qu'on lui disait, il ne parlait plus. Et cela se voyait, un silence c'était présenté, plus personne ne parlait, rien n'avançait, ils marchaient juste tout deux sur les quais à mesure que le ciel se colorait d'orange et de bleu, que l'eau portait un reflet de ces lumières. Il gardait un étrange sourire sur les lèvres en observant la mer, il rêvait parfois de naviguer dessus et de totalement délaisser ce monde, mais il ne voulait pas, au fond de lui il désirait rester ici, trouver une solution et aider tout le monde, quelle jolie utopie qui le dévorais.

Il était plongé dans ses pensées, mais étrangement la voix de la jeune femme parvint à l'en extirper, l'eau, un élément qui lui plaisait, il eu une hésitation, puis pris l'une de ses propres mèches, les flammes, non, il n'aimait pas cet élément plus qu'un autre non plus. Le vent, oui, voilà ce qu'il aimait, soufflant invincible, éternel, apportant la musique et les voix aux oreilles des dieux. Il se demanda ce qui l'attirait tant dans l'eau, c'était aussi dévastateur que tout autre élément, c'était un élément si lunatique. Il était encore perplexe, il l'était tant mais pourtant il écoutait la suite des paroles, elle demandait si elle pouvait le tutoyer et le nommer Ely, il n'y voyait aucun problème. Il chercha à se souvenir du prénom de la jeune femme, il l'avait sur le bout de la langue, c'était quelque chose de très simple, il le savait. Une fleur, une jolie petite fleur, oui, c'était cela, Iris, elle se faisait rare par ici et celle ci avait réussi à se hisser par delà la crasse et l'immondice. Il se recoiffa rapidement et sortit un cigare, jouant avec ce dernier entre ses doigts. Il réfléchissait, un peu perplexe, il était vrai qu'en un sens il pouvait se parler aussi librement, mais c'était tout de même assez complexe, on lui à toujours inculqué énormément de choses quant à la bienséance, mais peut importait cette fois ci, il décida de ne pas s'occuper de tout cela. Il pris la parole un très léger sourire sur les lèvres, réellement rassurant.


-Cela est donc décidé, nous nous tutoierons, Iris c'est cela ? Je trouve cela ma foi assez logique, nous travaillons ensemble après tout. Donc tu peux me nommer comme tu le désire. Je ne prendrais point cela mal. J'en serais même plutôt flatté. Ce n'est pas souvent que je peux me permettre de discuter aussi librement avec quelqu'un.

Il se tut encore un instant, l'esprit encore un peu embrumé par ses propres paroles, jouant nerveusement avec son cigare, le faisant tourner entre ses doigts. Il ne pensait plus à rien, les docks étaient plutôt longs, que faire, que dire, il ne savait pas réellement, il n'était pas réellement doué pour la conversation, tout du moins dans ce genre de situation, il était plus pressé d'assouvir sa curiosité concernant l'admiration de la jeune femme pour l'eau, il ne put refréner sa question, il se remit alors à parler.

-L'eau, pourquoi donc, cet élément dévastateur et lunatique, qu'a-t-il de si spécial ? Je ne puis comprendre cela. Je me permet de poser quelque questions. J'avoue être curieux à propos d'une chose, ton pouvoir. Je ne le connais point. Ne fait il que stopper le temps ?

Il était encore obséder par Lumassy, si ce pouvoir permettait de remonter le temps n'était il pas possible de rapporter sa sœur avant ses blessures. Il porta son cigare à sa bouche et ne l'alluma pas, il le gardait ainsi. Sans rien faire, observant Iris, curieux de ses réponses, il conservait encore de nombreuses questions, mais ils préférait attendre, curieux de savoir si elle en avait elle aussi. Ils étaient désormais tout deux aux niveaux des nombreux navires, ils n'y avait presque plus de hangars, mais des ruelles qui s'étendaient entre des tavernes ou des maisons se dirigeant vers les rues principales. Les navires étaient déjà prêt à partir, mais pourtant rien ne faisait, un vent trop léger soufflait, un vent léger qui laissait pourtant une peur certaines, une peur d'une tempête, une peur de n'importe quoi d'autre. Mais Elyin s'en moquait, il marchait naturellement accompagné de cette jeune femme qui lui avait évité la mort.


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