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Lagoon Law

Dans notre futur des hommes ont obtenus des pouvoirs, dans une ville, un groupe fait des recherches sur eux. Ils dirigent la ville et créer une société sectaire divisé en trois groupes. Rejoignez nous !
 
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 Mais c'est quoi cette ville !

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MessageSujet: Mais c'est quoi cette ville !   Sam 23 Juin 2012 - 23:19




Vous n'auriez pas du feu, jeune homme ?


fiche de Cephas Jankyn Ernest Humphrey

Nom : Humphrey
Prénom :Cephas Jankyn Ernest
Surnom : Ceph'
Age : 24 ans
Sexe : ♂ Masculin ♂
Camps :Neutre
Pouvoir : Néoxyde



Description physique

Bien que la beauté soit quelque chose de subjectif, Cephas attire les bonnes grâces des dames sans grande difficulté, ce qui laisse croire qu’il est un jeune homme tout à fait apprécié physiquement. Sans se vanté, il aurait très bien pu faire mannequin, ce genre de Barbie masculine bloqué dans le temps sur du papier brillant dans des magasins qui vend du rêve éphémère. Pourquoi ? C’est son petit minois fin taillé à coup de serpe, sa mâchoire prononcer mais au menton délicat, sa musculature maigre mais parfaitement visible, ses yeux à mi chemin entre le vert de jade et le bleu lagon, ses petite lèvres fin ainsi que ces cheveux châtain lui arrivant en dessous de la nuque dans un amas d’épies en guérilla, son nez droit et fière à l’extrémité très légèrement retroussé lui intimait qu’il était d’une perfection physique. Mais si seulement il n’avait que ça : baigner par l’ambiance de sa ville natal, Phasmodeus, non loin de l’ancienne Angleterre, régit par la charbon et la vapeur, il a la courtoisie et la manière de ses alleux, les vêtements toujours mis de façon élégante et raffiné, aux geste assurer et gracile.

Souvent habiller de long manteau aux tons automnal, au cravate sobre ou au jabots blanc sans dentelles, aux chemises porter près de corps pour marquer sa taille fine, Cephas a un goût prononcer pour les vêtements que portait anciennement les jeunes hommes de l’époque victorienne dans des tons sombre agrémenter d’une multitude d’objet tel que des roues dentées.

Il est peut-être temps d’aborder le sujet qui fâche.

Son bras gauche est en réalité une greffe mécanique qu’il a lui-même réalisé. Seulement fonctionnel, elle n’aborde que deux barres métalliques rattacher à des mécanismes à son extrémité pour réaliser une main à cinq doigts tout aussi facile à manier que sa main en chair. Dans les faits, il déteste parler de ce bras de secours qui le fait souffrir la plupart du temps, mais aussi pour l’histoire qu’il porte, même s’il oublie relativement souvent qu’il n’a qu’un faux bras en société, ce qui l’incommode et l’oblige à le cacher avec des manches de chemise longue et des gants.

Toujours du tabac au bout de son bec, ce jeune homme se fiche un peu de sa santé qui a toujours été bonne, et il s’expose généralement assez facilement aux mauvais temps ou aux mauvaises coutumes sans se soucié des maladies que cela pourrait lui provoqué. Ainsi, il peut fumer et boire jusqu’à l’ivresse qui ne sera néanmoins que très passagère, habitué par les boissons alcoolisé, ainsi, il vous sera aisé de le rencontrer dans un bar ou ses environs, toujours avec sa prestance exemplaire et sa classe distinctive face aux autres poivrots.




Description mentale

Cephas, sous ses grands airs de jeune adulte posé et réfléchit laisse apparaitre un joyeux luron. Il s’adonne à diverses facéties dignes des plus grands enfants que le lagoon a vu naitre. Amusé et amusant, il n’en reste pas moins un époustouflant inventeur à ses heures perdus ; c’est la grande passion de sa vie. À Phasmodeus, il était un inventeur reconnu, capable de construire ou réparer n’importe quoi, ce qui sera très probablement différent dans Lagoon, vu que la technologie n’a absolument pas pris le même tournant. Ce qu’il connait ce sont les rouages et ses découlements. Son esprit vif comprend relativement vite tout ce genre de mécanismes. Un autre de ces vices hormis son travail est très certainement les femmes, il est difficile pour lui de rester en place si ses yeux avisés on entraperçu une demoiselle de bon goûts, bien qu’il se laisse tenter facilement par les demoiselles moins farouche mais néanmoins moins intéressante, car oui, malgré son physique de rêve voir de charme, Cephas aime les compagnies qui ont de la parlotte distrayante et utile, même si notre homme ne pourra que très difficilement se contenter d’un seul jupon. Posé, il n’enverra généralement balader personne, et c’est seulement dans son travail qui lui est possible de s’énerver, du moins en général. Grand ferveur des causes féministe, il peut éventuelle s’emporter si un homme s’en prend à une dame, bien que sa musculature très maigre ne lui permette absolument pas d’intervenir en manière général. Et puis, il préfère largement le dialogue face à la violence gratuite.

Serviable, il s’avère être une oreille attentive à qui veut exposer ses problèmes. Il pourrait très certainement être un bon amis à quiconque le considère ainsi, toujours près à aider son prochain, non envieux et partageant son savoir sans encombre. Il préfère néanmoins la solitude la plupart du temps, habitué par le son du silence et de ses biens faits inspirant, mais il ira toujours vers les autres sans la moindre difficulté quand son esprit y sera préparer, et surtout animé par une curiosité qui l’a toujours peuplé. Quelque chose en lui lui pousse à croire que les hommes sont régit pas le principe de découlement, devenant seulement ce que la vie leur à proposer d’être, et que seul les esprits puissant sans barrière sont capable d’aller à l’envers du mécanisme, devenant seulement ce qu’ils souhaitent être. Ainsi, en comprenant ce stratagème de l’existence, notre jeune Phasmodien pense sans vantardise devenir seulement ce qu’il souhaite, et ne jamais tomber dans les jeux étranges de la vie, malgré son vécu.








Force/Faiblesse

Forces :
-physiquement attrayant (pas forcement beau attention)
-amical, conviviale, met facilement à l’aise
-serviable envers les autres
-aime faire la coure à ses dames
- sa résistance mentale

Faiblesses :
-Son passé, Phelina
-Parle peu de soi
-dépassé par la technologie de Lagoon
-Fume et boit à outrance
-Sa force physique
-incapacité à s’engager sérieusement // s’emporte dans la colère si cela arrive




-Coca : Son perroquet du gabbon. L’animal parle parfois, mais répète souvent que des sons qu’il aime et qui ne veulent rien dire.
-Son bras gauche : Greffe qu’il a réalisé lui-même dans un métal léger. Seulement constituer de barre semblable aux os d’un bras normal. Souvent cacher.
-Style dans le steampunk, antiparallèle à la mode de Lagoon. Ton autominal / Sépias
-Excellent inventeur au niveau des rouages, moins pour les nouvelles technologies.
-D’une neutralité outrageuse ou appréciable.

Caractéristiques
Qui es-tu ?

Prénom/Surnom :Will
Âge :17 ans
Sexe : ♂ Garçon ♂
Comment as-tu connu le forum ? Partenariat
Depuis combien de temps tu rp ?2 ans
Tu as des idées à nous soumettre ? Non
Tu as lu le règlement ? PROVE IT !Ok EDSR





Dernière édition par Cephas J. E. Humphrey le Ven 21 Sep 2012 - 0:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 0:08




fiche de Cephas Jankyn Ernest Humphrey
(deuxième partie)



Histoire


Un corps inerte est d’une beauté immaculée : tous les traits sont déridés, tout est dénué sur un visage plus reposé et doux que jamais. La mort est un fléau qui ne peut nous rendre que plus beau…

— Douce enfance —

Ceph’ a toujours vécu à Phasmodeus, il lui a longtemps semblé que c’était la seule ville qui avait survécu à la troisième guerre mondiale, puisque cette guerre avait rasé de la carte bien des cités, voir engloutit bien des pays. Évidemment, Cephas était né bien après tous ces événements, ce qui expliquait la douce ignorance de son enfance.

Phasmodeus était la ville pionnière du vieux contient, c’était même le seul amas de terre qui semblait sortir des eaux de l’atlantique nord, au beau milieu de l’ancienne Angleterre. Cette supramégalopole était régie par une seule ressource : le charbon. Les idées écolos des années 2000 avaient subitement étaient étouffés par les débits accablants et les poussières épaisses de la guerre, et les quelques survivants pensaient plus à la subsistance qu’à leur bonne volonté vis-à-vis de la nature – ce qui était en soit tout à fait légitime. La ville était recouverte d’un épais nuage de carbone qui empêchait bien souvent de voir à plus de 30 mètres — ce qui était peu utile dans une ville aux rues sinueuses et bondées de monde. Cette cité était une déchèterie ambulante en quelque sorte. Cette atmosphère maudite permettait surtout le maraudage, s'étant rapidement développé, mais tout aussi rapidement punis : La bonne vieille méthode arabique de la coupe pure est simple de la main baladeuse sur les marchandises étaient la sanction la plus courante.

Revenons sur Cephas. Il était l’enfant d’une femme distinguée, qui avait pourtant engendré seule. Elle n’était ni une veuve, ni une épouse qui attendait vertueusement son amant parti dans une contrée lointaine, et encore moins une des violées de l’après-guerre. N’allez pas croire qu’elle était une batifoleuse aux désirs lubriques qui n’avait pas pris ses précautions, ou bien qu’elle avait enfanté d’un homme puissant et riche pour lui intimer un moyen de pression. Quelque part, elle était bien pire que tout cela. Ayant un âge avancé, 37 ans plus exactement, et n’ayant toujours pas assouvi ses pulsions maternelles, elle avait arpenté les rues de Phasmodeus à la recherche du plus bel étalon capable de lui fournir l’objet de son désir ; un fils. Avec beaucoup de chance, son ventre de femme totalement libéré avait un profil rond qui descendait légèrement en pointe : signe de grossesse d’un garçon, d’après sa mère. C’était évidemment une croyance stupide par laquelle elle était rattachée, évidemment, il ne s’agissait que de la position que l’enfant avait choisi de s’installer le plus confortablement pour lui. Néanmoins, le jour de sa naissance, tout fut confirmé ; et quel bonheur pour cette famille monoparentale, c’était la bénédiction des Dieux, car les natalités étaient en chute libre dans cet univers pollué, aux femmes égales à l’homme, qui abandonnait souvent des progénitures dans les orphelinats …

Quand elle travaillait encore à la pâtisserie que lui avait léguée son père à défaut d’avoir un fils – oui, malgré l’évolution des mœurs, certains restaient bien ancrés —, le ventre rond de Marie avait fait des ravages. Les femmes enceintes sont souvent aimées par les hommes, mais Marie avait une aisance particulière à faire dandiner cet habitant sous son nombre en bougeant habilement les hanches comme une belle femme féconde du moyen âge. De plus, le sourire sur son visage laissait supposer la béatitude qui l’envahissait à avoir le fils le plus beau du monde, et à qui elle donnera la meilleure des éducations, sans concession. Le jour de sa naissance, le jour du printemps, cela signifiait pour elle la renaissance, le renouveau, la naissance de son chéri qu’elle avait tant attendu.
Comment était-il possible de réguler convenablement les naissances de Syzix dans cette ville qui n’avait pas de lien avec le Lagoria ? Cela ne se faisait évidemment pas, et les naissances étaient trop rares pour crée cette ambiance lourde de conséquences à l’annonce de la mutation aux parents… Néanmoins, comme toute femme dotée d’une fibre maternelle surdéveloppée, Marie savait. Elle n’avait pas besoin de confirmation, de test, de ces choses scientifiques qu’elle ne comprenait pas – et qui était mal compris à Phasmodeus également — pour le savoir. Et puis, Phasmodeus se voyait très souvent porteuse de naissances de Syzix, comme une revanche divine sur le taux démographique.
Ainsi, à la naissance, le fils de Marie vu baptisé du nom de sa mère, Humphrey, un prénom assez commun dans la vieille Angleterre, son premier prénom est Cephas, sont second prénom était celui du père de Marie, un illustre pâtissier, Jankyn, et enfin, Ernest, un prénom d’origine germanique, représentant le sérieux que souhaitait la mère à sa progéniture.

Mais c’était sans compter l’espièglerie et l’air malicieux qu’avait son jeune garçon. Il trainait toujours dans ses pattes dans le magasin, le prédestinant à côtoyer ce monde de clients à conseillé, aiguillé, et surtout, amuser. Néanmoins, il préférait regarder la beauté de sa mère durant ses heures de labeur. Ce métier était difficile, et peu propice pour une femme. Elle devait se lever à 3 heures du matin pour préparer ses pâtisseries aux fourreaux, et Cephas se levait aux mêmes heures qu’elle pour pouvoir l’espionner. Certainement que son complexe d’Oeudipe était encore plus puissant, étant le seul homme de cette famille, et ayant une place pionnier aux yeux de sa mère. Et de quelle beauté était cette femme au travail qui gardait toute sa féminité, et qui optait pour des vêtements légers quand elle travaillait nos loin de cette chaleur abondante. Elle qui était si présentable au comptoir, qui mettait des robes de style victorien pour faire bonne présentation, et qui était d’une élégance insoupçonnable… Elle mettait à dure épreuve cette beauté, mais elle ne pouvait que l’être plus encore ; ces traits fins, son attention particulière à ses produits, ses gestes délicats et soignés ; Cephas en était certain, s’il devait épouser une femme, elle serait à l’image de cette femme indépendante et forte.

— Le charme de l’adolescence –

Le jeune homme qu’était devenu l’enfant aimé et chouchouté de sa mère lui fit part rapidement de son envie de la remplacer ou du moins l’aider dans son travail de pâtissière. Elle fût en premier lieu contre, mais le jeune Cephas était têtu comme une bourrique, et à ces 11 ans, ses résultats à l’école chuta brusquement, et son comportement sage se changea brusquement en voyou pour qu’il soit renvoyé de cette prison de connaissance qui ne lui apprenait strictement rien. Il était bien trop vif d’esprit pour s’obliger à de telle formalité, et la passion de Marie dans son travail lui intimait qu’il fût fait pour ça. Et aucun bon pâtissier n’a besoin de savoir les détails de la troisième guerre mondiale. Ainsi, étant imposé à avoir son fils dans les pattes, Marie l’accepta dans ce monde si particulier qu’es la vente, et au final, Ceph’ resta le plus souvent derrière le comptoir que derrière le fourneau. Amuser par le contacte des autres, et d’un naturel à aller vers eux, il accorda tout son temps à redécorer habillement la boutique pour que les clients journaliers soient toujours émerveillés et amusé par la boutique. Elle l’avouera difficilement, mais il faisait bel et bien la fierté de celle-ci, qui se rendait compte à quel point ce jeune garçon était plein de ressource, et cette belle béquille que représentait son enfant lui permettait enfin de faire des nuits convenables et de ne travailler qu’au lever du jour. Grâce à la maigre paye que lui donnait sa mère – plus pour le récompenser de ses efforts que pour réellement le payer —, il s’achetait ce qui lui faisait envie depuis fort longtemps : un gris du Gabon. Il aimait beaucoup ce perroquet à la robe cendré, parce qu’il savait que c’était un animal sociable qu’il risquait de garder une cinquantaine d’années. Et il ne fut pas dessus de son choix : Coca était un animal aimable, et bien plus intelligent qu’il n’y paraissait. Ces mots favoris étaient les petits Tocs verbaux des clients. En effet, Ceph’ préférait le laisser vagabonder dans la boutique pour que l’animal côtoie le plus d’individus possible. Ainsi, pendant les premiers temps, l’œil noir et brillant de Coca regardait les inconnus sous toutes les coutures, jusqu’à qu'il apprend les mauvaises habitudes des humanoïdes. Avec les gens qu’il connaissait, il était soudainement plus bavard, et s’amusait à leur voler dans les cheveux la plupart du temps, ce qui ne plaisait que peu aux clients, mais ils restaient tout de même courtois.

Un jour d’automne, Cephas étant sur ses douze années, et comme toujours, il batifolait à décorer la boutique de nœud, et d’autre ruban, pendant que Coca le regardait s’activer d’un œil vif, répétant à l’attention de son maitre « Au travail ! Au travail Cephas ! » Elle semblait avoir compris au moins ces quelques mots et leur sens, car beaucoup de fois, elle faisait des associations de sonorité qu’elle aimait beaucoup, mais cela se révélait être un non-sens sans nom. Mais « travail » et « Cephas » semblait s’être inscrit sans difficulté dans sa mémoire. Ainsi, en redescendant de son tabouret, et cheveu dans une pagaille semblable à de la broussaille, le jeune homme entendit la clochette de la pâtisserie tinter doucement au fond de ses oreilles. Activement, il entreprit de prendre de tabouret dans ses mains et d’aller le déposer dans l’arrière-boutique :

« Attendez, j’arrive ! »

En revenant, il essuyait d’abord ses mains sur son tablier, avant de voir une tête blonde fureter sous la vitrine, où étaient exposés les gâteaux qu’il devait généralement servir. D’abord surpris, et ne réalisant pas trop ce qu’il se passait, il rétorqua à l’attention de la personne :

« Attendez que je vous serve ! »

Il appuya suffisamment fort sa main sur l’épaule de la fillette pour qu’elle se relève. Et quelle fillette ? Elle n’avait rien de la beauté sauvage et ténébreuse qu’imposaient les cheveux d’ébène de sa mère. Elle n’avait rien de la beauté blanche et immaculée de sa génitrice ; ces pommettes étaient pleines de crasse. Et pourtant, ses yeux verts qu’elle déposait sans la moindre once de méchanceté le troublaient plus que jamais… *c’est elle.* lui murmurait son fore intérieur, totalement hébété et abasourdit par la jeune fille d’une dizaine d’années. Un instant, ses yeux innocents d’un vert émeraude semblaient perturber, et elle finit par sourire, laissant découvrir une rangée de dents parfaitement alignées et d’une blancheur éthérée, et elle sauta dans les bras de Cephas dans un élan simple et docile, empourprant les joues de sa proie :

« De la vanille… Tu sens la vanille ! »

Étant soumis, et n’ayant que peu de force pour exclure une demoiselle si charmante de son étreinte, il se contenta de caresser frivolement les cheveux blé de la jeune fille. Elle ne s’y attarda absolument pas, se redressant et s’adressant de sa petite voix enfantine aux timbres clairs au jeune vendeur :

« J’ai faim, très faim, je pourrais manger un gâteau tout entier pour moi toute seule ! Je peux avoir quoi avec ça ? »

Elle lui montra la paume de sa main, ou se baladais que quels phamides (des cents Phasmodien) : elle pouvait très certainement rien s’acheter avec si peu d’argent, pour autant, Ceph’ pris les pièces et lui demanda tout simplement

« Lequel te fait le plus envie ? » avec un petit sourire à la fois compatissant et plein de tendresse. Ce n’était guère l’accoutumer de ce jeune garçon de donner aussi facilement quelque chose. Il était très attaché à l’argent et aux valeurs matérielles des choses, sa mère l’ayant particulièrement sensibilité – en tant que vendeuse, cela n’avait rien d’étonnant. Comme il s’en était douté, la demoiselle ne compris pas son stratagème, aussi naïve fût-elle et se contenta de sautillé sur place en frappant les mains :

« Ils ont tous l’air si délicieux ! »

Cephas ne pouvait que l’admirer, contemplatif devant tant de candeur. L’espace d’une seconde, il avait l’impression de n’avoir jamais eu d’enfance : sa mère l’avait trop familiarisé avec la vente, ou bien était – il inévitablement attirer par celle — ci ? Il avait la sensation de trop en savoir, trop en connaitre, et toutes ces connaissances l’avait rendu grand bien trop vite. La jeune tête blonde quant à elle fouillait du regard les pâtisseries qui semblaient danser sous ses yeux affamés. Il ne fallait pas être bien malin pour se douter qu’elle allait prendre le fraisier au fond de la vitrine : c’était bien souvent une gourmandise qu’appréciaient énormément les femmes, et Cephas le savait bien.
Ainsi, la jeune fille partit avec dans ses bras un carton contenant l’objet si précieux qu’elle désirait. Elle adressa à Cephas un dernier sourire. Enfin, c’était théoriquement le dernier. Coca devint subitement brusque, et se mit à sautiller dans le champ de blé que représentait le crâne de la demoiselle. Le jeune homme eu comme un souffle froid parcourir tous les points sensibles de sa colonne vertébrale ; le perroquet quant à lui, emmêlait doucement ses plumes dans les brindilles de pailles, alors que la jeune demoiselle éclata dans un fou rire des plus cristallin. Coca n’avait généralement un tempérament un peu hautain voir carrément dédaigneux envers les inconnus, mais cette idée ne parvint pas à la tête du jeune Humprey, trop préoccupé par la pagaille sans nom qu’était en train de châtier l’oiseau, démêlant avec douceur les mèches de la jeune demoiselle alors qu’elle ne semblait absolument pas s’en occuper. Toujours amusée, elle lui demanda simplement son prénom. Cephas fut troublé un instant, ayant peu de contact intime avec la clientèle, mais il lui répondit simplement, et ainsi elle lui rétorqua :

« Moi, c’est Phelina, tâche de t’en rappeler ! »

Hâtivement, elle s’empressa de sortir de la boutique, avant de laisser notre pauvre vendeur du dimanche en compagnie de son perroquet.

Après cette première interaction plus que douteuse, les mois passèrent et Cephas continua son travail dans la boutique. Sa mère, toujours aussi inquiète, avait essayé à plusieurs reprises de lui faire reprendre les cours, mais cela était sans compter le caractère bien têtu de son fils. De plus, on ne pouvait pas vraiment lui reprocher son entêtement ; il était efficace et permettait à sa mère de porter moins de fardeaux.

C’était sans compter son second entretien avec la fameuse Phelina. Cette fois, elle était accompagnée d’un homme qui était visiblement son père, à en croire leur différence d’âge et leurs quelques traits familiers. Pour autant, elle n’avait rien de la petite fille souillonne et crédule de la première fois. C’était lors des périodes estivales de Noël, fête que les humains appréciaient particulièrement à Phasmodeus. C’était comme quelque chose qu’il fallait continuer à chérir après la troisième Guerre mondiale. Je vous épargnerais les pensées profondes de Cephas en ce qui s’agit de ces festivités : elle lui permettait seulement de gagner plus d’argent, et devoir détailler cela remettrait en cause l’existence d’une potentielle force supérieure – et vous conviendrez que nous ne sommes pas là pour ça. Quoi qu'il en soit, la bouille que tirait Phelina n’avait rien d’aussi rayonnant que la première fois. Cephas ne s’y attarda pas, faisant preuve d’un professionnalisme sans nom, et se concentra davantage sur son père qui le salua poliment après avoir retiré son chapeau.

« Cela serait pour une fête grandiose. Il me faut quelque chose qui soit capable d’être décoratif tout en étant mangeable. » Adressa-t-il sur un petit ton plaisantin.

« Vous pourriez commander un des desserts de ce livre » lui répondit Cephas, en lui tendant le recueil qu’il se réservait de proposer à la clientèle riche – ou tout du moins, qui le semblait.
Pendant que le père feuilletait la brochure, le jeune phasmodien essaya d’attirer brièvement l’attention de la jeune fille, sans que celle-ci daigne ne serait-ce que de l’entrevoir.

« Cephas, il y a encore des clients ? »

Le garçon sursauta légèrement à l’appel de sa mère. Pour autant, elle lui avait posé la question seulement pour attirer son attention, car elle ne tarda pas à passer par l’encadrement qui se trouvait entre l’arrière-boutique et la boutique elle-même. Elle déposa un instant son regard sur son fils, avant de regarder le client.

« Ah, c’est rare de vous voir dans ma boutique, monsieur Rodween ! »

Rodween ? Ce nom ne disait absolument rien à Cephas. Un court instant, il essaya de capter le regard de sa mère, pour savoir de quelle mèche était trempé ce parfait inconnu. Mais avant qu’il n’eût le temps de canaliser quoique ce soit dans les lueurs des pupilles de sa mère, elle se posta dans son dos, et lui prit les épaules avec une fermeté qu’il ne lui connaissait pas :

« J’imagine que je dois vous présenter mon fils, Cephas »

Le désigné scruta d’un œil particulièrement inquiet l’homme qui se tenait en face de lui, qui semblait sourire de façon gênée en réponse.

« — On m’a renseigné qu’il vous assistait dorénavant dans votre commerce, ce n’est pas ma fille qui pourra m’aider dans mon cabinet, répondit-il, sur un ton toujours empli d’humour, au point d’en devenir pratiquement malsain. Enfin, c’est bien courageux de ta part, mon garçon.
-Cephas, va dans l’arrière-boutique. »

Pas le temps de discuter, le voilà déjà expédier ailleurs. Il s’exécuta sans ronchonner, mais seulement parce qu’il y avait la présence de clients…

Ce n’est pas pour autant qu’il n’essaya pas de capter le sujet de discussion des deux adultes. Ce n’était sans compter la malice de sa mère – dont il avait hérité — qui s’éloigna peu à peu de l’arrière-boutique, pour que son fils ne participe pas à la conversation – ou tout du moins, ses écoutilles. Pour autant, elle ne pouvait pas tout dissimuler : les traits de son visage s’étaient apaisés, elle semblait même plus encline à se laisser porter dans l’humour de cet homme. Phelina quant à elle, semblait totalement détacher de son environnement en faisant valser ses pupilles de part et d’autre de la pièce, comme si elle découvrait les lieux pour la toute première fois, et que son air joyeux et un sourire qui semblait apprécier la fibre créatrice de Cephas. Elle regardait d’un air plein de dédain Coca, qui la fixait de son œil noir. Après quelques mots échanger, mais aussi après une commande réussie, les deux Rodween partirent de la boutique après quelques salutations des plus courtoises. Le jeune pâtissier se précipita pour rejoindre sa mère en lui réclamant quelque explication vis-à-vis de son comportement. Après un regard lourd de sens et un silence d'outre-tombe, les lèvres asséchées de sa mère se laissa porter par un flot de musicalité qui vint fleureter timidement les oreilles de son jeune fils. Le ton qu’elle prenait était calme, comme un cheval docile qui se laissait dominer entre les mains d’une cavalière des plus expérimenter.

« -Je suis honteuse de t’avoir en si bonne santé… Sa fille est atteinte d’une maladie rare qui l’empêche de se souvenir d’événements récents…

— Comment ça ? Demanda, incrédule, le jeune apprenti. »

Sa mère soupira un instant, mais reprit :

« — Sa mémoire doit se limiter à une journée… J’imagine que sa journée s’efface à chaque fois qu’elle s’endort, néanmoins, elle a des souvenirs datant de sa mère, alors qu’elle est décédée depuis qu’elle doit avoir 5 ans.
— Mais… comment tu as connu son père ?
— C’était un voisin, tu ne te souviens pas ? C’est un dentiste relativement renommé ici, tu sais. Il a déménagé juste après la mort de sa femme dans un secteur éloigné de la ville… Sa fille a peu à peu eu la mémoire qui dégénérait… Je reconnais qu’ils sont très rarement venus ici, et tu étais possiblement à l’école à cette époque, mais tu ne te souviens vraiment pas d’eux ? »

Un non de la tête bref fut sa simple réponse. D’où connaitrait-il ces personnes ? Il eut envie un instant de lui demander ce qu'il était arrivé à la mère de la pauvre Phelina, mais ce qu’il venait d’apprendre était relativement troublant. Il ne savait absolument pas que de pareilles maladies existaient. Il comprenait dorénavant le malaise de sa mère, mais surtout pourquoi la jeune demoiselle n’avait même pas daigné lui porter ne serai-ce qu’une petite attention. Mais au fond de lui, il savait que cela n’avait que peu d’importance…

***
**
*

« Qui êtes-vous ? »

Le manège recommençait. Cela faisait 5 ans maintenant. Rien n’avait changé en 5 ans. Ces yeux antarctiques d’un vert froid et inquiet, ses pupilles tremblantes, ce regard abîmer par le voile de la torpeur… Cephas tenta de passé ses doigts dans ses cheveux de blé : elle eut, comme toujours, un mouvement de recule, suivit d’un hoquet de surprise… La patience du jeune homme était mise à rude épreuve, pour autant, il était docile, calme, doux et attentionné. Il aurait fait n’importe quoi pour Phelina… Oui n’importe quoi… Doucement, il passa le drap blanc de la demoiselle sur sa partielle nudité, recouvrant son sein presque découvert. Un nouveau jour se lève, nouvelle fois, il devait tout lui raconter… Il prit une cigarette qu’il cala entre ses lèvres, l’alluma rapidement, et commença :

« Tu es Phelina, tu as une maladie très rare qui t’empêche de te rappeler ce que tu as fait la veille, et cela depuis 12 ans… » commença-t-il, il savait à force qu’elle préférait nettement commencer la discutions ainsi, lorsqu’il lui montrait clairement qui elle était avant de se présenter. Certain jour, cela se passait mal lorsqu’il racontait, et il ne pouvait pas dormir avec elle le soir, attendant sagement à son chevet qu’elle se réveille et qu’elle lui pose la question fatidique l’aube venue. « Je suis Cephas, nous nous sommes rencontrer il y a 5 ans, j’étais à l’époque dans une boutique de pâtisserie où j’épaulais ma mère. » Il prit une bouffée de fumée. Il n’aimait que moyennement devoir répéter sans cesse cet événement. Sa mère était décédée 1 an plus tôt dans son sommeil. Il gardait néanmoins dans son cœur une sensation de bonheur et de bien-être, mais étrangement diminuée. « Maintenant, je suis un inventeur, et nous avons emménagé ensemble dans l’arrière-boutique de mon commerce. » Cette phrase révélait pourtant à elle seule de nombreux événements. Lorsque Cephas a su pour la maladie de Phelina, il a cru, comme tout adolescent respectable, qu’il était capable de changer quelque chose. Mais rien n’est plus fort que la maladie, mais il était trop jeune à l’époque pour s’en rendre compte, croyant fermement à la force de l’amour qu’il lui portait… Ainsi, tous les jours, il essayait de passer chez les Rodween pour leur rendre des visites courtoises, mais il comprit bien vite qu’il passait le majeur parti de son temps dans les transports en commun, puisqu’ils habitaient à l’autre bout de la ville. Ainsi, un aller-retour durait souvent 7 heures, et au final, il n’était là ni pour sa mère, ni pour son aimée. Bien vite, il essaya de trouver un moyen pour que les trains aillent plus vite, et se pencha avec curiosité sur les mécanismes et l’invention. Ainsi, grâce à l’une de ses inventions qui fussent sa renommée il y a 2 ans déjà, l’aller-retour ne durait plus que 3 heures. Mais cela ne lui suffisait plus lorsque sa mère décéda ; il n’avait plus rien à voir avec sa boutique, et s’exila de la demeure avec Coca, et vint demander refuge au père de Phelina. Oh, il l’appréciait certainement, mais cette époque fût révolue. Après avoir fait la coure à sa fille durant 4 ans, mais sachant que cela n’avait que peu d’importance pour son enfant qui oubliait au fur et à mesure les journées passées avec ce jeune homme intrépide, il s’en fichait pas mal. Mais comme un oiseau de mauvais augure, Cephas avait enlevé l’oisillon de son cocon, et l’avait, il faut le dire, forcer à elle et son père son envie de vivre avec elle. Il ne savait pas ce qu’il se passait dans la tête de sa dulcinée, si elle avait encore 5 ans et que son rouage s’était stoppé net dans le vide, ou si elle avait grandi, comme son corps le faisait. Il ne savait même pas si elle éprouvait quelque chose à son égare, même que de l’amitié. Mais il savait quelle était sa réaction quand il lui disait qu’ils vivaient tous deux ensemble, comme chaque matin…

Elle vint caresser avec douceur et tendresse les joues creuses de Cephas et lui répondit un sourire avant d’ajouter :

« Tu es beau, cela ne m’étonne pas que l’on soit ensemble »

Il ferma ses paupières et caressa sa main avec candeur. Cela ravivait son cœur avait grâce et une pointe de mélancolie. Il ne saura jamais si elle l’aime pour ce qu’il est, car elle était dans une phase ou elle le découvrait tous les jours. Mais il était heureux. Heureux de l’avoir près de lui, et d’au moins, prendre soin d’elle. Non pas que son père ne le faisait pas lorsqu’elle vivait avec lui, mais il l’oubliait souvent, et elle se mettait à gambader, n’importe où en ville, sans surveillance, parfois plusieurs jours, comme c’était arrivé le jour où ils s’étaient rencontrés... Et il était difficile pour l’inventeur d’imaginer une chose pareille. Et elle était si bien ici… Coca l’amusait beaucoup, car l’animal avait pris la sale habitude de venir camper sur l’épaule de Cephas, et répondait n’importe quoi à qui voulait lui prêté un peu d’attention. Il était très bavard avec Phelina, répondant presque tout le temps quand elle s’adressait à lui. Des jours, elle appelait Cephas « Le pirate » quand elle oubliait son prénom, mais qu’elle n’osait pas, par pudeur et honte, lui redemander. Bien que Cephas était éperdu d’elle d’une façon des plus dévouée et aimante, il ne voyait jamais à quel point la jeune demoiselle était mal à l’aise à chaque fois qu’il lui disait qu’elle avait perdu la mémoire sur un événement aussi important que d’être en couple… À croire que l’amour rendrait vraiment aveugle : il était si tendre et attentionné qu’il lui était impossible de voir tout cela. Pourtant, tous les jours, il ravivait une plaie qui se fermait pourtant naturellement quand elle oubliait, toutes les nuits…
Il ne lui avait jamais forcé à faire quoique se soit, mais elle réclamait la présence de l’homme dans son étreinte souvent pour être rassuré avant de s’endormir, et presque tous les jours, ils sommeillèrent ensemble. Cephas n’était pas particulièrement frustré à l’époque de ne pas la consommer, il avait bien d’autres soucis en tête. Au début, il avait essayé de la tenir éveillée deux jours de suite, mais en fin de journée, elle fabulait, et tombait dans un assoupissement très profond, qui remettait les pendules à l’heure le lendemain… Cette situation aurait été difficile pour quelqu’un d’autre que Cephas, voire même pesant. Mais il était d’une constance remarquable, d’un amour sans faille et indéniable, qu’il aurait pu faire tout et n’importe quoi pour elle. Ainsi ils vécurent durant un temps sous ses conditions, l’homme lui vouant un amour d’une pureté immaculé, protégeant Phelina sous son aile…

On peut parler de leurs dons respectifs. Cephas a réalisé qu’il était un néoxyde durant son travail à la boutique, lorsqu’il souhaitait revisser une petite montre à gousset qu’une damoiselle désemparée lui avait gentiment demandé de réparer. Il avait simplement transformé son index en tourne vise et ne réalisa que plus tard, lorsqu’il avait saisi qu’il ne tenait pas l’objet dans ses mains, mais que son propre corps avait assimilé l’ustensile à force de l’avoir utilisé, et il trouvait cette compétence forte utile dans son travail. Comme on vous l’a dit, Phasmodeus était une ville avec beaucoup de Syzix mais qu'ils n’étaient pas régulés, de ce fait, beaucoup d’entre eux apprenaient leur appartenance à la chaîne des mutants très tard. Pour Phelina, tout fut beaucoup plus complexe. Elle avait pourtant, comme le jeune phasmodien, un pouvoir non mental, ce qui réduisait considérablement la complexité de sa compétence. C’est la façon dont elle l’a découvert — et redécouvrait quand Cephas oubliait de lui informer ce don durant l’aube — qui se révélait toujours plus ou moins délicat. En effet, elle était une absorbeuse, ce qui incluait qu’elle fût capable de stocker des objets en elle via son torse, qu’elle avait parfois mis par mégarde – lorsqu’elle appuya d’une façon précise quelque chose contre ses seins et qu’il disparaissait soudainement — ou bien des choses qu’elle retrouvait en elle – alors qu’elle l’avait oublié quelques jours plus tôt. Elle était toujours étonnamment surprise lorsque cela lui arrivait. Mais la première fois, Cephas fut tout aussi stupéfiant qu’elle, si ce n’est davantage. Elle s’amusait avec Coca en lui lançant une balle en mousse que l’animal rattrapait quand il le désirait pour le renvoyer à son destinataire. Bien sûr, Coca se fichait un peu des normes sociales, et envoyait son jouet fétiche où cela lui chantait. Lorsqu’il l’envoya au niveau de la poitrine de la jeune femme, la balle se mit subitement à disparaitre en elle, devant les yeux choqués de son protecteur. Il y avait beaucoup de Syzix, mais ils étaient surtout mal informés sur leur pouvoir… Cephas avait essayé de récupérer la balle dans le torse de sa dulcinée, et c’est là que tout partit en vrille. Il s’était précipité vers elle, et sans la moindre hésitation, plongea son bras dans la poitrine de Phelina à l’endroit exacte où la balle l’avait traversé. Alors qu’il était en quête de réponses, mais aussi du jouet en mousse, son avant-bras se mis à carbonisé de l’intérieur, mais il mit trop de temps à réaliser la douleur affreuse qui l’envahissait pour se retirer suffisamment tôt, évitant le destin funeste de son membre. C’est ainsi, de façon aussi stupide que le jeune homme perdit son bras gauche. En le retirant du corps grelottant de son étoile, la chaire en lambeau, l’odeur de viande roussie, la presque putréfaction de ses doigts, la carbonisation noire fît détourner le regarde de Phelina, alors que Cephas ne passa pas par quatre chemins ; sentant la chose se rependre docilement vers son épaule, il s’amputa sauvagement avec un couteau de cuisine, trop effrayer pour se soucier encore de la douleur et appela rapidement des médecins, sachant qu’il était impossible à sa concubine de s’en occuper, et ce, malgré la douleur que pouvait lui provoqué ses moindres mouvements. Rapidement, et avant de tomber dans une hypothermie trop avancée, il fût amené au centre hospitalier le plus proche de la ville, laissant malgré lui sa femme derrière lui. Étonnamment, elle n’avait pas quitté la boutique durant son long séjour… Cela le rendait plus triste encore ; avait-elle si peu conscience d’elle pour ne pas oser sortir seule lorsqu’elle n’avait pas débuté sa journée en compagnie de quelqu’un ? Elle préférait donc rester dans un endroit inconnue et attendre ? Attendre quoi au juste … ? Elle n’avait certainement pas mangé depuis des jours et des jours, les os de sa clavicule étaient dessinés de façon trop anguleuse pour que le regard du phasmodien sur Phelina ne se teinte pas d’inquiétude. Avant même qu’il réfléchisse à comment faire pour vivre sa vie d’avant avec un seul bras, il était déjà au fourneau préparer un mets à la demoiselle dont le ventre devait crier famine…

C’est certain, cette vie n’avait rien d’un cadeau. Phelina passait devant toutes les priorités, et il devait la protéger parfois d’elle-même. Cephas se construire un nouveau bras, s’armant de l’aide d’un ami médecin, pour palier les connaissances très relatives qu’il avait du fonctionnement du corps humain. Ainsi, il se fit une greffe en carbone léger et souple, car il n’avait strictement pas besoin de quelque chose de plus conséquent comme une méca. Le plus souvent, il cachait son bras, même aux yeux de sa femme, justement, pour qu’elle évite de lui demander comment il se l’était fait. Souvent il mentait, mais il détestait abuser d’une naïveté si pure… Il avait se sentiment désagréable qu’aurait pu avoir n'importe quels voyous en présence d’un Dieu tout puissant en rependant le mensonge qu’il étalait dans ses yeux émeraudes qu’il appréciait tant, surtout lorsqu’il était apaisé, reposer et printanier…. Tous ses événements avaient un an d’âge, et voilà qu’à 17 ans, Cephas était tout à fait capable de vivre avec un bras plus ou moins manquant, mais sa greffe était parfaite et personnalisée au point que ses mouvements étaient d’une précision remarquable, bien que son coté gauche manquait très certainement de force pour qu’il puisse en faire quoique se soit… En tout cas, depuis l’événement, Phelina avait une étrange attirance pour la couleur cramoisie du rouge, et elle vouait un culte pour toutes les variantes du vermillon, alors qu’elle avait totalement oublié la façon brutale et précise dont son protecteur avait arraché son bras en putréfaction de son corps. D’ailleurs, aujourd’hui, elle avait une demande spéciale, surement mise à tête à cause d’une cliente…
Lagoon est certes une ville baigner dans un ton bleu, tout bonnement parce qu’il s’agit d’une mégalopole sur des îles. Phasmodeus n’a pas cet air au moins rassurant, la pollution et la terre sont ses principaux constituants. Difficile pour une plante de poussée sur des terres asséchée et appauvrie, ce qui donne à la ville un ton plus orangé et marron, donnant à leur habitant des coutumes et des nomes de couleur très automnale. Rares sont les couleurs flashy, mais cela peut arriver, surtout quand on côtoie des artistes…

C’est justement une artiste qui entra dans la petite boutique du Phasmodien inventeur. Elle avait besoin de son aide pour réaliser une sculpture avec des matières qui était familière à Cephas, et elle le contactait simplement pour être aiguillée. Elle avait des cheveux courts d’une rousseur improbable, accompagner d’yeux bien plus bleus que ceux du l’ingénieux joueur de rouages. Ce fût une révélation pour Phelina, qui demanda, après avoir vu la dame et avoir toute l’attention de son aimé, de se faire couper les cheveux et de se les faire teindre en rouge. Cephas hésita, certes, mais il ne pouvait le faire trop longtemps : il était faible devant elle et son regard enfantin.

Les cheveux de blé de sa douce dulcinée avaient donc naturellement laissé place à une sorte de braise de feu dansant que faiblement vu leur taille, mais cela ne les empêchait strictement pas de partir dans tous les sens et de donner l’impression d’un feu dévastateur et animal.

Mis à part tout cela, leur vie commençait bien, et il n’y avait aucune raison que leur idylle s’épuise un jour…










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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 0:09




fiche de Cephas Jankyn Ernest Humphrey
(troisième partie)



Histoire (suite)


— La claque de l’âge adulte —

« Qui êtes-vous ? »

***
*
Hiver. C’était une saison qu’appréciait peu Cephas : sa greffe lui faisait terriblement souffrir quand il était exposé au froid. Rien n’avait changé, et malgré la maladie étrange de Phelina, une monotonie s’installait. Alors qu’il pouvait embellir chaque jour son existence en mentant le matin, il ne le faisait pas. Pour autant, il ne mettait rien à l’écrit pour avoir le contrôle des informations qu’il lui divulguait. La beauté de sa femme n’était que plus grandissante chaque jour. Son regard restait infantile alors que son corps était à l’apogée de la féminité. Elle était certainement la plus belle femme de Phasmodeus. La fierté de Cephas était aussi grande que la douleur d’avoir la sensation de n’être rien pour elle, chaque matin. Et comme à toute aube, le rappelle de leur statut faisait ressentir un malaise des plus imposant chez Phelina. Ils avaient 22 ans.

Tout devait techniquement leur réussir. Cephas était bien plus reconnu qu’avant, bien que la célébrité qu’il entretenait ne lui montait absolument pas à la tête. Alors pourquoi Cephas s’exila quelques mois plus tard à Lagoon ?

Il faisait froid, il neigeait, les décorations de Noël ornaient tristement la ville, comme si on tentait vainement de mettre de la guetter dans une ville qui sombre dans les abysses infernaux… Cephas n’avait pas de client ce matin du 14 décembre. Il soupira en tapotant son crayon contre son cahier des charges. Il avait très certainement le temps de réfléchir à la mécanique qu’il commençait à travailler avec minutie : quelque chose pour que la mémoire de Phelina ne soit plus altérée. Il n’avait même pas entamé une série de teste nécessaire pour être certain que la machine était fonctionnelle, mais il savait qu’elle fonctionnerait comme un ordinateur d’enseigne génération, et prendrait le relais du cerveau de sa belle, en stockant de la mémoire de façon mécanique. L’engin était un casque de métal souple dans les tons orangés, avec quelque gramme d’or ça et là, pour facilité le transport du courant. Ça n’avait rien d’extraordinaire, mais il voulait plus que tout que sa femme arrive à se crée ses propres souvenirs. Elle avait déjà perdu 17 ans de sa vie, dont 10 en côtoyant Cephas, et il trouvait à son goût que c’était bien trop long. En transformant sa main en fer à souder, et en le laissant à chaud un temps, il s’attela à la tâche. Phelina avait pris l’habitude de jouer dans la boutique avec Coca lorsqu’il n’y avait pas de client et que son amant se mettait à travailler dans l’arrière-boutique. D’ailleurs, ce dernier pensait avoir fini sa machine, et était même prêts à lui faire tester quand il n’entendit plus ses rires et les jérémiades de Coca. Cela l’inquiéta grandement, et il s’élança dans la boutique sans penser à calmer ses doutes. Et quel tableau étrange se dessina sous ses yeux…
Une femme, la 50aine environs, aux cheveux blonds clairs et aux yeux verts enlaçait tendrement Phelina, en larme, se collant à la poitrine de cette inconnue à la posture incroyablement féminine et dur à la fois. L’esprit de déduction du Phasmodien n’eut fait qu’un tour qu’il savait déjà : C’était sa mère. Cette mère qui était soi-disant morte, mais qui ne l’était pas.

« — Maman, maman ! Cirait dans un élan de douleur la jeune demoiselle aux cheveux rouge
— Chuuut, je suis là maintenant… »
Elle caressait la coupe garçonne de sa fille.
« — Je suis revenue rien que pour toi…. »

Mais pourquoi était elle partie et avait inventé une fin tragique auprès de ses voisins pour pouvoir décamper aussi facilement de la ville ? Cephas lui lançait des regards froids et provocants, empli d’un doute non dissimulé. Pour autant et par politesse, il exécuta des présentations courtoises fasse à sa belle-mère. Il n’eut aucun contact autre de la journée, la dame, appelée Sarah, avait pris Phelina sous son aile, au désespoir de Cephas. Il est certain qu’à côté de sa mère, dont elle se souvenait, lui n’était que du néant obsolète. Ainsi, Sarah coucha Phelina ce même soir, et notre inventeur lui gratifia froidement de parole peu amicale :

« Qu’est-vous en train de faire ? Vous vous êtes déterré de votre tombe seule ? »

Sarah lui répondit d’un sourire bien mélancolique, et ne daigna riposter à une agression si simple

« — J’ai laissé quelque chose d’important derrière moi…
— Allons, vous avez oublié avoir une famille dans Phasmodeus ? Où étiez-vous ? Ne vous avisez pas de pre…
— C’est bien plus compliqué que cela, le coupa-t-elle. Je sais que tu n’es pas un idiot Cephas, tu es un inventeur qui a su faire ses preuves avec la technologie Phasmodienne, mais dit toi que d’autre ville beaucoup plus avancer prendrait tes idées pour quelque chose de frivole et de complètement désuet. Ce n’est pas parce que ma fille voue son univers aux tiens que le monde gravite autour de ta petite personne. Alors, laisse-moi t’expliquer la situation, mais avant, offre-moi à boire, hôte de pacotille. »

Ça faisait beaucoup d’agression en une phrase. Peu de femmes parlaient ainsi à Cephas, voir même aucune. La quête d’avoir un fils parfait physiquement parlant et possédant un esprit des plus parfait qu’avait entrepris Marie lui permettait bien souvent de faire bon impression auprès de ses dames, parfois même plus encore, elles lui accordaient des faveurs, qu’il ne voyait absolument pas, aveuglé par la fille de cette femme si mal éduquée. Elle n’avait rien à voir avec la candeur douce et docile de Phelina. Mais elle se trompait très certainement sur son compte ; c’était lui qui était obnubilé par la Phelina, et non l’inverse. Pour l’instant, il était bien trop choqué pour répliquer, et se contenta de lui offrir un verre d’eau. Après avoir bu quelque gorgée, elle reprit son récit :

« — Bien. J’ai du prétendre ma mort parce que je suis quelqu’un de haut placer dans une ville lointaine, et que j’avais une mission particulière vis-à-vis du président de Phasmodeus. Cette mission devait s’étendre sur plusieurs années, j’avais à profusion le droit de fonder une famille, à condition que je ne me fasse pas remarquer. Il se trouve que mon époux était quelqu’un d’un peu simplet, mais d’honnête et gentil, ce qui était un bon parti pour moi. Il s’est trouvé aussi que j’ai été enceinte de cet homme. Étant un spectre, je savais que je risquais d’enfanter d’un Syzix. À la naissance de Phelina, je compris très vite qu’elle était un absorbeur, et je dois dire que c’était une chance que jamais je n’aurai pu avoir. C’est vrai, un duo de spectre et d’absorbeur est très certainement le plus efficace…
— cessez donc de parler de votre fille ainsi, vous me donner la nausée. Taisez-vous et poursuivez.
— Tu es si susceptible… enfin quoi qu'il en soit, ma mission se menait à bien, et je divulguais des informations sur le président de la région aux hauts dirigeants de Lagoon… »

Lagoon. Ce n’était pas la première fois que Cephas entendait le nom de cette ville. C’était une région bien étrange où les Syzix avaient le droit de vie à condition d’être au service de la science et du gouvernement établi par des scientifiques justement. Il y avait parfois des commandos de la M.A.L. qui venait se frotter à la population de Syzix de Phasmodeus, et cela ne se finissait que rarement bien – si ce n’est jamais. L’avantage d’aller à Lagoon si on était un Syzix était très certainement d’un point de vue financier ; à part cela, le passé de cette ville ne donne pas envie à n’importe quel mutant d’aller se promener dans les rues de cette cité pervertie. Savoir qu’une femme si sale travaillait pour ce genre de personnes ne l’étonnait finalement que très peu. Il la laissa néanmoins poursuivre…

« Mais vois-tu, les présidents aiment rarement qu’on fouille dans leurs affaires. Je ne sais par quel procédé, mais ils ont su que j’étais à l’origine de ses divulgations. Ils ont voulu nous tuer, moi et ma famille, en nous envoyant une bombe chimique dans notre maison. Heureusement, connaissant la capacité de ma petite Phelina, j’ai fermé la bombe dans son portail. »

Cephas la regarda d’yeux tout ronds, à la limite du choqué. Comment une mère était-elle capable de faire une chose pareille ?

« — Depuis, sa mémoire est altérée, et chaque jour, elle oublie le précédent…
— Vous êtes en train de me dire qu’elle est atteinte de ce mal depuis 17 ans par votre faute ?!
— Ne va pas trop vite en besogne. Qu’aurais-tu fait à ma place ?
— Jamais je n’aurai touché à un cheveu de ma fille… »

Un bruit de plancher retentit dans la chambre. Crissement lent du sol, et des pas qui s’éloignent. Cephas se précipita dans la pièce : il était trop tard. Phelina avait entendu, et la fenêtre ouverte sur la ville laissait supposer qu’elle avait pris la fuite. La colère du Phasmodien n’avait que d’égale sa haine envers Sarah, il lui lança un regard froid, et lui adressa d’un ton étouffé :

« Et pourquoi êtes-vous revenu ? N’aviez-vous pas fait assez de mal comme ça ?! »

Alors qu’il préparait deux trois affaires pour retrouver Phelina, la mère de cette dernière lui donna la réplique :

« Elle n’ira pas bien loin ne t’en fait pas. Je voulais juste réparer ma faute… Et… enfin j’aurai besoin de cette bombe pour la retourner contre le maire de cette ville. C’est ma prochaine mission. De toute évidence, il prépare un méfait contre Lagoon, on ne sait pas de quel ordre, mais c’est en rapport avec la population de Syzix… »

Il voulait plus en entendre davantage. Qu’est-ce qui s’en fichait de la situation géopolitique de ces villes et de leurs dirigeants ! Fou de rage, Cephas donna une gifle à cette vielle folle avec sa main gauche, arrachant son bras en carbone léger à la figure de cette femme qui ne méritait aucun respect :

« Dégagez de sa vie. »

Ainsi, alors qu’il était une heure très avancer de la nuit, Cephas couru dans les allées de Phasmodeus à la recherche de l’unique personne qu’il désirait protéger. Les petites ruelles grouillaient de rats et de clochards qui semblaient bien plus malfamés qu’il était capable d’imaginer. Il avait peur pour elle, mais encore plus à cause de ce qu’elle avait entendu. Comment réagiriez-vous dans cette situation ? Il s’imaginait la panique naissante dans le cœur de sa dulcinée. Il laissait voyager son regard n’importe où, courant à bout de force et d’haleine. Mais il n’y avait rien à faire, elle reste et resterait introuvable s’il ne questionnait pas les gens dans la rue. Heureusement, il put retrouver sa trace… Il avait cavalé toute la nuit, l’aube se profilait à l’horizon, lui intimant une nouvelle fois qu’il devait récupérer Phelina dans un sale état, cette aube qui lui rappelait sans cesse cette fameuse phrase qu’elle lui avait toujours gratifiée le matin : « Qui êtes-vous ? ». L’aube, devant laquelle il était obligé de se mettre à nue et dévoilé les moindres parcelles de son âme torturée… Oui, c’était ça, l’aube. Phelina n’était pas bête. Il était certain que son cerveau grandissait, et qu’elle n’avait pas gardé 5 ans d’âge mental, malgré sa sublime candeur qui s’étalait à ses yeux amoureux chaque jour… Il était près de son but en périphérie de la ville. Elle n’était pas loin. Ses cheveux teinter en rouge fleuretaient avec la magnificence du soleil se levant, sa robe blanche légère laissez-passer les rayons, on pouvait voir par transparence ses courbes légères, cette femme était aussi fragile qu’un coquelicot. Une brise était capable de la briser, laissant voguer au loin ses pétales épanouis, dansant avec son bourreau qui l’éloigne de ses plus beaux destins… Elle était belle. Ses épaules frôlent semblait porter tous les maux de la terre. On ressentait qu’elle portait le plus lourd des fardeaux à bout de bras. Et pourtant, ses courbes restaient gracieuses, malgré qu’elles soient sur le qui-vive et que la lourdeur du monde les rendait presque anguleuses…

Elle se retourna un instant devant Cephas. Ses yeux verts étaient inondés de larme. Ce genre de flots de gouttelettes qui barre la vision et se repend dans tout l’œil, et ne voulant pas tomber doucement sur les joues. Ses dunes de sable si douces, que la Phasmodien aurait aimé baiser encore et encore. Il aurait aimé lui crier d’arrêter, mais elle caressa doucement sa poitrine en quête de son portail. Il aurait aimé lui prendre ses bras et lui faire oublier, mais elle plongea sa main dans son portail. Il aurait aimé lui dire qu’il aimait comme elle l’était, mais elle trouva l’objet qu’elle cherchait et le pris d’une poigne ferme. Il aurait aimé lui dire tant de mots d’amour pour qu’elle ne soit pas si mal, mais elle sortit la fameuse bombe chimique de son corps.

« Arrête-toi ! C’est dangereux ! » lui hurla-t-elle

Cephas s’exécuta et laissa ses yeux pleurer. Des larmes qu’il avait retenues tellement de temps en pensant qu’il pouvait la soigner. Des larmes qu’il gardait en lui parce qu’il existait un espoir partout. Des larmes qui n’avaient jamais coulé parce que même s’il avait peur de la perdre ou alors qu’elle restait avec lui à cause de ses convictions personnelles, il souhaitait que la force de son amour soit plus fort que tout…

« Je me souviens Cephas… Je me souviens… Ajouta-t-elle en pleurant toute les larmes de son corps si frêle. Je me souviens de tout l’amour que tu m’as donnés, je me souviens de tout ces moments que nous avons passé ensemble… Ces moments étaient si… précieux… »

Doucement elle s’écroula.

« NON ! NON PAS MAINTENANT!!!!!!!! » Se lamenta Cephas, qui hésita à s’approcher d’elle. Quel genre de bombe était-ce ? Pouvait-il l’amener à l’hôpital après ? Ça ne pouvait se finir comme ça !
Elle tourna sa tête vers Cephas, ses yeux inondés de larmes

« — Ne t’approche pas… Et… reste en vie. Pour... Moi. Je sais que je ne te l’ai jamais dit, mais…
— Phelina s’il te plait, ne dit rien de plus, je vais appeler des secours, tout va bien se passé, surtout ne parle plus…
— C’est trop tard Cephas…
— Non, non, non!!!!!! »

Il sortit déjà son portable de sa poche et composa le numéro des urgences, il garda son regard poser sur Phelina :

« Je sais que je ne te l’ai jamais dit, mais… elle prit un souffle, un dernier. Je t’aime plus que tout… »

Une fleure qui se fane meurt. C’est ce qui arrive toujours quand, par égoïsme, on coupe ses jolies donzelles qu’on veut exposer dans des pots. Il ne faut jamais déraciner la beauté au profit d’autre chose. Cela finit toujours mal. Cephas se laissa submerger par l’émotion, contrains de regarder son amour mourir en face de lui, il tomba à genoux, les larmes inondant son visage, l’oreille coller sur son portable :

« Veuillez patientez, nous allons prendre votre appel….. Ne quittez pas. »

Elle avait le visage d’un ange. Douce, reposé, sans la moindre peine, elle semblait venir d’un autre monde. La seule tâche dans ce tableau était ses yeux vert émeraude, qui était avant si brillants et pleins de vie, ils avaient laissé place à un miroir livide et froid. Il n’y avait plus rien dans ses yeux pâles. L’âme emprisonner dans ce corps était partie. Cephas resta là, inerte, tombant lui aussi à terre, regardant cette poupée sans vie, ne pouvant même pas la toucher, la caresser ou la sentir une dernière fois. C’était la fin. La fin d’un doux rêve qui avait duré 10 ans. Dix ans d’espoirs qui partait en fumer, aussi subitement qu’était arrivé cette mère qui n’en était pas une… un corps inerte est d’une beauté immaculée : tout les traits sont déridés, tout est dénué sur un visage plus reposé et doux que jamais. La mort est un fléau qui ne peut nous rendre que plus beau…

L’enterrement était fût le 20 décembre. Cephas s’était habillé d’une façon noble et discrète, comme le préférait souvent sa dulcinée ; il était en costar cravate noire, chemise noire. Il avait pris le temps de se refaire un nouveau bras, alors que le précédent était toujours jonché sur le sol de la boutique qu’il n’avait pas rouvert depuis ces cinq derniers jours. Il y avait beaucoup de monde pour son enterrement. Beaucoup trop de monde en fait. Phelina ne connaissait pas tant de personnes ; beaucoup étaient la pour les racontars et toute des choses qui alimentaient les gossips. C’était d’un ridicule et d’une mal politesse des plus affligeantes ; à croire que les mœurs des êtres humains avaient basculé eux aussi. Quoi qu'il en soit, il y avait la présence de son père, qui était la seule personne qui méritait de venir aux yeux de Cephas. Étrangement, des jeunes filles de bonne famille et leur parent s’étaient rendus aux funérailles, mais avec un tout autre but que de participer au deuil : la personne viser était l’inventeur fortuné en désolation. Que cela tombe à pique ou pas, il était bien trop prude – doit-on vous préciser qu’il est techniquement encore vierge ? — et avait un amour bien trop puissant pour celle qui était dorénavant sans vie dans le cercueil en chêne qu’il lui avait acheté. Les jeunes filles qui cherchaient un amant s’étaient trompées de cible. Pour autant, elles tentaient de gambader dans les pattes de Cephas, cela l’exaspérant que d’avantage

« — votre compagne était belle, mais elle n’avait pas le soutien-gorge aussi chargé que le mien !
— Tu rigoles ? Tes seins sont ridicules, je suis sûre que tu as mis des pommes dans ton soutif !
— Va râler ailleurs sale peste ! Ça te dérange tant que ça que monsieur Humphrey me regarde hein ?
— Tu délires, il m’a toujours regardé, moi !
— N’importe quoi, tu n’as pas vu les yeux langoureux qu’il m’a lancés tout à l'heure ? Je suis sûre que tout va se concrétiser durant la procession !
— Mesdemoiselles ? Les coupa Cephas.
— Monsieur Humphrey ? Lui redonnèrent-elles, la bouche en cœur ?
— Il serait temps de finir votre manège. Nous ne sommes pas ici pour parler de cela.
— Mais voyons, tenta l’une d’elles, certainement la plus provocante, nous sommes ici pour vous réconforter !
— Vos visages bouffis, vos voix paillardes, vos décolletés de débauchés, vos jambes dénudées, et tout ce que vous pourrez me donner pourraient-ils faire revenir Phelina ?
— Non ! Répondit en rigolant la même demoiselle.
— Alors, allé courtiser le diable. Je n’ai que faire de ce que vous m’offrez. Vous n’êtes que des catins sans âme. »

Certaines fût outré et répéta comme des petits agneaux les paroles blessantes de Cephas, d’autre rigolèrent, mais ne s’attarda pas, sachant pertinemment que ce n’était pas des choses à faire durant un enterrement. Enfin, d’autres restèrent. Mais elles partirent bien vite, répugnées par les gestes de tendresse qu’avait l’inventeur sur le corps inanimé de sa femme. Il resta ainsi devant le cercueil, jusqu’à que son beau-père, honteux, ose enfin le rejoindre. Ils n’avaient pas besoin de croiser leurs regards.

« — Elle était heureuse avec vous, monsieur Humphrey… Lui adressa Philipp.
— Appelez-moi Cephas monsieur.
— Excusez-moi Cephas… Ma fille vous aimait. Je vous l’ai caché pendant longtemps, mais… tenez »

Il lui tendit une pile de feuilles colorées. Cephas retourna doucement son visage à son attention, patientant docilement qu’il lui explique de quoi s’agissait-il.

« Elle écrivait parfois sur des bouts de papier quand vous veniez la voir à la maison… »

Le jeune Phasmodien prit les papiers ; que pouvait-il lui dire ? Impossible de lui en vouloir. Quelque part, ils étaient similaires ; ils voulaient la protégée de l’inévitable. Il n’avait pas le droit de le blâmer. Pire ses feuilles ne lui remontraient très certainement pas le moral. Pour autant…
Après l’enterrement terminer, il se plongea sur ses écrit venu comme d’une autre aire…

« Cephas, est un gentil garçon. Je sais qu’il ne me ferra pas de mal. Il plait beaucoup à papa qui m’a dit qu’un jour il le remplacera. Oh, les yeux de papa étaient si tristes quand il a dit ça, je ne savais pas trop quoi lui répondre. Je sais que je perds la mémoire tous les jours, mais pourquoi je ressens tant de facilité à lire dans les yeux des gens ? Je crois que Cephas m’aime, je ne suis pas certaine, je ne suis même pas sûre qu’il me l’est dit un jour… Ce n’est pas un peu embarrassant de lui demander ? Il a les yeux tellement brillants et pleins de je ne sais quoi… J’aimerai qu’il me regarde toujours ainsi… Je me disais…. »
« … Je n’ai pas envie de quitter papa. Il semble tellement seul quand je parle avec Cephas. Je me demande s’il sera à nouveau heureux maintenant que maman nous a quittés… »
« … Il parait que je suis en couple avec lui, mais je ne m’en souviens pas… »
« … Imaginer que ça s’est passé hier alors que ça date d’il y a 9 ans… »
« … Je me sens perdue, depuis quand je suis avec un garçon du nom de Cephas ? Je ne vois pas qui il est… »
« N’oublie pas qui est Cephas, n’oublie pas qui est Cephas ! Je dois me souvenir qui il est pour demain, si j’oublie, nous ne pourrons jamais faire évoluer notre relation… Je veux être proche de ca garçon, alors je ne dois pas l’oublier ! »

Il se laissa plonger dans les lettres, sans fin, ne cherchant même plus à comprendre le sens. Doucement, les mots le submergea, et il relit, encore et encore les lettres, pour enfin ne faire attention qu’à certains mots, lire que certain passage, les relire, jusqu’à qu’il connaisse par cœur chacun de ses écrits. Il savait ce qu’il devait faire maintenant. N’était-il pas un inventeur ? Et que faisaient de mieux les inventeurs que d’inventer ?

Ce passage traite surement de façon magnifique à quel point la folie étouffait peu à peu le phasmodien. La perte d’un être cher nous rend parfois complètement dingues au point de faire des choses qui défient toute raison et logique. Chez Cephas, cela s’est manifesté en un besoin de création, nourri par la femme de sa vie. Bien sûr, quoiqu’il advienne dans le futur, elle restera l’unique chose qu’il désirait, et jamais, au grand jamais, personne ne la remplacera. C’est comme offrir de la nourriture à quelqu’un qui a soif. Oui, il pourrait avoir toutes les pâles copies qu’il voudrait, même plusieurs à la fois, est-ce sa fortune ou son minois qui plaisait le plus à ses dames ? Quand il était petit, les vieilles dames l’aimaient beaucoup pour son parler et ses bonnes manières. Maintenant, il n’était que l’ombre difforme de lui-même. Personne ne l’aimait pour ce qu’il y avait dans son cœur. À quoi bon plaire dans ce cas ? Devait-il forcément plaire à quelqu’un ? Ce sont des questions qu’il ne s’était jamais posées au côté de Phelina, elle n’avait pas besoin de lui dire ou faire comprendre quoique ce soit ; les sentiments qu’il éprouvait pour elle ébranlaient tout le reste, faisant pilier ses sentiments à sa volonté… Et savoir la réciprocité de ces douces émotions mielleuse lui faisait encore croire en elle ; dame espérance. Il était ainsi ; cet inventeur avait pour moteur l’espoir, et rien ou presque ne l’ébranlait. Même pas la mort. Et c’est bien ça le problème.
Il était minuit passé depuis fort longtemps. C’était il y a à peine quelques mois. Cephas avait revêtu un manteau long de couleur sépia qui recouvrait d’une douce chaleur la majorité de son épaule gauche, évitant ainsi l’ankylose qu’entrainait son membre d’infortune. Il s’agenouilla un instant devant la tombe de Phelina. Ce qu’il allait faire défiait les lois et les mœurs humaines. Il le savait, et cela le répugnait, mais il faut le dire, il fallait le faire temps que le corps était n’était pas à putréfaction. Lentement, tel le fossoyeur, il déblaya la terre qui le séparait de son aimer. La tâche était rude, surtout lorsqu’on a qu’un bras qui peut porter. Heureusement, ce bras était aussi bien plus musclé que la moyenne, à défaut de compassassions, mais la musculature de l’homme restait maigre et filiforme. Il creusa jusqu’à entendre le son creux de la pelle tapant contre le sarcophage. Il allait le faire… Il ouvrit rapidement la tombe, la profanant sans la moindre difficulté, et retira le corps de son aimée du repos éternel. C’était très certainement la plus grosse difficulté ; réveillé un enfant qui dort profondément, à se demander s’il se cachait encore par là. Mais il la voulait lui, et la folie expliquerait peut-être son comportement… Que pouvait-il faire d’autre, dites-moi ? La laisser et la perdre n’aurait-il pas été plus horrible encore ? Laisser donc l’inventeur tomber de son édifice, qu’il comprenne l’impossibilité de redonner la vie, avec autant de stimulation qu’il peut donner à son cerveau, autant de rouage ajouté, autant de patin inventé…

Pourtant, Cephas ne manquait pas d’imagination. Il avait au préalable créé un patin d’acier capable d’accueillir le cerveau de la demoiselle. Il n’était pas si mauvais en médecine pour savoir que le corps de la fille n’était pas capable de la garder en vie une seconde fois. Mais toutes les sciences ne sont pas bonnes à user. La science de l’expérience de la vie après la mort en fait partie.
Fallait en premier cisailler la boîte crânienne qui renfermait le précieux trésor qui renfermait tout l’amour qu’il avait pour elle. Oui, sans difficulté, il dégagea les cheveux roux de sa dulcinée, et tronçonna dans cette chair froide et crisper par le gel mortuaire. Le sang de sa belle valsait sur son visage, entamant une danse des plus macabres et des plus somptueuses. L’amour d’un homme est le pire des fléaux. Une fois font, il fallait faire attention aux découpes de veine et de nerf, repartir les organes comme il convenait, laissant derrière lui une dépouille vidée de système nerveux. Il l’installa dans son patin, qui était d’autant plus froid que le corps inerte de Phelina. C’était parti. Les expériences et les teste fusait, il fallait qu’il réactive les fonctions du cerveau via un champ électrique, tenter de réalimenter les neurones, refaire marcher cette mécanique complexe qu’es la vie.

Autant vous le dire, la création de zombies est proscrite, surtout quand le corps est lassé à l’abandon durant plusieurs jours. Pour autant, il essayait encore et encore, s’acharnant, ne sentant même pas la décomposition de la femme qu’il aimait plus que tout…

Mais au bout de deux semaines, ses nausées et son état de santé le ramenaient à la réalité. Il s’acharnait pour rien. Aussi salement qu’il eût fait une première fois, il redéposa le corps de Phelina où il aurait du resté ; dans sa tombe. Même si la moisissure grignotait ses membres, il n’avait pas le cœur à la laisser moisir ailleurs que dans sa tombe. Il continua malgré tout de construire son patin, qu’il savait sans conscience, sans intelligence propre, sans paroles et sans conviction. L’œil de Coca guettait le moindre fait et geste de Cephas, froidement, ne comprenant strictement pas ce que faisait son maitre à danser dans les bras d’une de ses créations capable uniquement de marcher. Oh, la jeune femme aux cheveux rouges lui manquait, car son maître n’était pas enclin à l’amusement comme elle l’était. Il était certainement trop sérieux et préoccupé. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas partagé un moment de jeu, comme deux parfaits ermites qui s’appréciaient, ils se mettaient juste l’un à côté de l’autre – ou plutôt, un sur l’autre — sans rien dire, et Coca se contentait de regarder ce qu’il fait, ou de lui pincer l’oreille s’il oubliait de le nourrir.

Cette vie aurait pu continuer ainsi. Mais vivre comme un zombie n’a rien d’intéressant. C’est là que les donzelles qui courraient après Cephas rentrent en jeu. Ces courtisanes du dimanche étaient amusantes pour passer le temps, surtout lorsqu’elle parlait pour deux personnes. Finalement, elles réussir à faire sortir l’inventeur de l’ombre, mais que durant quelque temps. Elles ne voulaient qu’une chose, et il leur offrait volontiers si elles avaient une belle histoire à raconter.
Ainsi, bien des nuits où le Phasmodien n’arrivait pas à dormir, il se retrouvait en compagnie de plusieurs filles, leur donnant de l’argent contre une histoire divertissante, qui lui permettait d’oublier l’ennui qu’il éprouvait envers Phelina. Peu à peu, il se découvrit une facette qu’il avait très peu exploitée dans sa vie, puisqu’il avait entièrement consacré à sa femme ; il était fasciné par les gens. Que ce soit par leur intelligence inférieure, leur débilité profonde, leur simplicité, leur envie de vivre ou non, leurs maux, leurs douleurs, leurs vies. Un étonnant sens de l’empathie qui lui faisait aller au-delà de son ressenti pour sa princesse. Il était bien capable de l’oublier un temps ou prendre du recule vis-à-vis d’elle en s’intéressant aux autres. Rapidement, il devient très sociable. Pour autant, il ne considérait pas ses femmes de compagnie pour des amies, car son compte en banque commençait sérieusement à descendre en flèche. Il n’inventait plus. Cet univers était trop proche de celui de Phelina, et il n’allait pratiquement plus sa boutique, trainant en ville avec Coca ; il y avait toujours une lumière d’allumer à n'importe quelle heure de la nuit, et il y avait toujours quelqu’un à apprendre à connaitre ou à apprécié à toute heure du jour. Il y avait tant d’ouverture sur ce monde qu’il méconnaissait tellement… Il avait l’impression de s’ouvrir à quelque chose de nouveau et plein de fraîcheur, quelque que chose de doux et de reposant sur lequel il pouvait planer d’une façon simple, et d’une déconcertante frivolité. Son physique avantageux l’aidait beaucoup pour se faire bien voir dès la première approche ; à croire que son sourire sympathique ne cachait aucune histoire sombre, à croire que ces yeux bleu-vert n’avaient jamais côtoyé la mort, à croire que la bénédiction des dieux lui avait été donnée dès la naissance, et qu’aucune divinité ne lui avait repris jusqu’alors. En réalité, ce qu’il est était un désordre sans fin : sa naissance était un hasard, un coup de poker incertain de sa mère qui voulait enfanter, une particule de poussière infime à l’origine du noyau de la Terre après le big bang passé. L’amour pour un être qui ne pouvait aimer. L’unique sentiment à présent mort et enterrer, deux fois, sans mauvaise blague. Mais Cephas savait dorénavant relativiser : c’était une fin. Une fin parmi tant d’autres qui jonçait la vie de n’importe quel humain. Bien qu’il lui était et qu’il sera dorénavant impossible pour lui de sentir une seconde fois le doux parfum légèrement piquant et acidulé de l’amour, il savait qu’il y avait d’autre chose, en particulier, des valeurs qui était accessibles dans chaque cœur humain qui était capable de se laisser dompter. Certes, il était très loin de penser qu’il y avait du bon en chacun, et dire qu’il aimait tout le monde et les humains serait une grossière erreur : ce qui le poussait à être avec les autres était sa curiosité sans fin ni fond. Il voulait savoir, apprendre, et l’Homme est une ressource sans fin, avec des règles, et des milliards d’exceptions. Si l’invention ne le comblait plus comme avant, l’homme le faisait. Malgré cela, il commençait à prendre de sale habitude, et trainait dans les bars, en contemplant cet animal sociable qu’être cette ressource inépuisable qui attirait à elle, semblable à un aimant, un appétit de curiosité que même la corne de jouvence serait incapable de tarir. La distillation de ses peines dans la foule en délire avait son revers de la médaille ; il commençait à boire de l’alcool, et le tenait relativement bien. Il se mit également à fumer. À beaucoup trop fumer. Était-ce une manière pour lui de faire son petit suicide ? Car il faut l’avouer, malgré tout les bienfaits que lui apportaient les autres, il avait en lui cet animal qui se complaisait dans la tristesse. C’est pour cette raison qu’en général – et le plus couramment — il laissait vagabonder gentiment son oreille sur n'importe quelles lèvres capable de lui conter une histoire, mais il était incapable de son côté de mettre des mots sur ses chagrines. Mais on lui posait rarement la question. Les humains se contentaient souvent d’exposer leur petit égo sans se soucier des autres, c’était quelque chose d’appréciable pour l’inventeur repenti. Il n’avait pas à faire des paraphrases inutiles pour arrivées à son but, et tout le monde se laissait guider avec peu de retenu dans la discutions, alors que Cephas leur tendait docilement la main. Côté femme, il avait toujours la chance d’attiser leur affection, cela l’amusait un certain temps, mais ce n’était qu’en surface. Bien vite, cela l’agaçait. Pour autant, il semblait prendre goût au jeu de la séduction : ce mélange parfait entre la fausse attirance indomptable et l’envie de toujours plaire qu’avaient les demoiselles était d’une douceur infinie. Si l’on doit se placer au niveau de ses orbites, il lui était difficile de l’admettre, mais le jeune Phasmodien manquait terriblement d’affection, et pouvait être en quête de celle-ci sans passé de l’autre coté de la barrière absolue, au grand dan de ses dames. En lui, le regard émeraude de sa douce défunte semblait lui envoyer des regards mélangeant colère, mépris, dégout, mélancolie, peur et amour quand il se laissait aller dans les bras d’une demoiselle. Comment dire à une illusion de l’esprit _ ou a une défunte, s’il ne s’agissait pas de vagabondage de l’esprit — qu’on l’aime bien plus que tout, bien plus que n’importe qui, et bien plus que notre vie, devenue pourtant si misérable depuis sa disparition ? Les esprits sont aussi sourds que le regret et le remords de ne pas avoir réussi à sauver la magie de son petit monde.
Mais cette vie ne pouvait durer éternellement ; Phasmodeus était une ville sans pitié pour les gens ayant peu de moyens, et l’épée de Damoclès, supplanter sur le cou offert de Cephas, ne tarda pas à tomber. Les vivres commençaient à manquer, et à payer ça et là des gens qui le méritait pas forcément, il arrivait toujours cet instant fatal ou l’on n’a plus rien. Il n’y avait que les ténèbres au fond de ce couloir à l’allure si chatoyante. La lumière de l’espoir brillante de ce puits sans fond commençait peu à peu à se dissiper, et la réponse fût assez vite trouver. Au coin des comptoirs, Cephas avait bien retenu une chose : Lagoon. Pour certains, il semblait d’un lieu paradisiaque où les mutants avaient un droit de séjour illimité à condition de ne pas user ou de façon très modérer leur pouvoir. Pour d’autres, il s’agissait d’une ville abominable où les scientifiques avaient pris le pouvoir sur toute chose vivant – ou morte d’ailleurs. Il savait bien que la mère de Phelina y résidait en ce moment même, et qu’elle complotait très certainement avec des hauts dirigeants et des collègues contre la ville de Phasmodeus. Il ne savait même pas ce qu’il se tramait dessous cette histoire, et il s’en fichait pas mal. Il avait bien l’idée que sa ville actuelle remplit de Syzix, devait intéresser les scientifiques de Lagoon, plus communément appelé le Lagoria, ou bien qu’ils étaient exacerbés de voir autant de potentiel en chacun d’entre eux qu’il était dommage de les laisser aller à leurs vagabondages comme si de rien n’était… Ou tout simplement y voyaient-ils une menace ? Tout cela n’était que des suppositions, il aurait très certainement du questionner Sarah avant de s’emporter et de s’énerver contre elle ; il ne savait même pas dans quel état était son visage après qu’il l’est gifler. Il n’était pas certain que sa pauvre main en carbone eut un effet quelconque sur elle, mais la force qu’il avait mise dans son épaule l’avait tout de même brisé… Enfin, en y repensant, ce n’était pas plus mal, et il avait été obligé de s’atteler à la réalisation d’un nouveau bras mécanique, dont il avait donné des propriétés plus résistantes, bien qu’il était toujours assez faible, car constituer que de barre en métal qui se voulait similaire aux os du corps humain, de rouages, et de rien d’autre, mis à part du tissu de ses vêtements pour la cacher. Il était doué pour fignoler les choses qui avaient pour but d’être jolies et agréables à l’œil ; il ne jugeait pas intéressant d’ajouter ses propriétés sur un bras qui ne valait certainement pas celui qu’il possédait à l’origine. Quoi qu'il en soit, son porte-monnaie trouée de dépense inutile l’obligea à changer de cap. Avec Coca sur l’épaule et une maigre valise, il partit vers Lagoon, une ville pleine de promesses, ou il serait bien capable de refaire sa vie…
Arrivé en territoire inconnu.

Cela devait être d’une rareté incroyable d’un docile petit mutant se rendent la une ville où ils sont manipulé via l’appât de la gratuité. Mais il faut avouer que cette carte était bien jouée du point de vue du Lagoria, ils pouvaient en être très fiers, puisqu’en parallèle, ils appauvrissaient toutes les villes extérieures en proposant des biens et des services à des prix exorbitants. Bien vite, il fût en contacte avec des agents de la M.A.L et leur exposa gratuitement son statut de Syzix exilé des terres Phasmodiennes, en quête d’un refuge capable d’héberger un pauvre inventeur ainsi que son animal de compagnie. Il fût directement amené aux bureaux des scientifiques, chez qui il devait déposer une sorte de questionnaire en échange d’un logement totalement gratuit.

Il y avait une simple contrainte. Tous les mois, il devait se rendre au laboratoire le plus proche de chez lui, et donner une partie de son sang pour qu’il puisse être analysé. L’hôtesse d’accueil qui lui annonçait ça était d’une intelligence remarquable, mais calculer ; avec un sourire gratifiant, elle lui assurait que c’était le meilleur moyen pour qu’il en sache lui-même plus sur son pouvoir et des éventuelles maladies qu’il portait. Elle ajouta néanmoins en messe basse qu’il pouvait être un potentiel sujet d’étude si son sang révélait des choses intéressantes, mais elle rebondit directement sur la gratuité des soins et des besoins primaires de la ville, en ajoutant admirablement que le lieu de la fête foraine était un endroit des plus somptueux pour un voyageur venu de loin, qu’il serait très certainement émerveillé de tant de technologie. Enfin, elle lui avertit qu’il devait être utile à la société en travaillant, justifiant que cette ville ne fonctionnait pas sous les jougs de la monnaie. Une question le turlupina d’ambler, quelque chose qui lui arriva soudainement, il lui demanda naïvement :

« — mais, comment faire si je veux me fournir à l’extérieur de la ville ?

— Allons, n’abordons pas les sujets qui fâche ! Et tout le nécessaires se trouve dans notre ville, qu’allez-vous chercher dans un trou à rat comme Phasmodeus ? »

Il devait admettre qu’elle marquait là un nouveau point : du peu qu’il avait vu depuis qu’il était entré en ville, Phasmodeus était vraiment un coin paumé ou la vapeur et les rouages était la seule technologie usée, perdue au loin et figée dans un temps tout autre, dépassé depuis fort longtemps aux yeux ces autochtones. Lagoon était très avancé technologiquement parlant, et le regard curieux de Cephas, remplit d’une nouvelle lueur de soif de connaissance, avaient déjà dansé ça et là dans les ruelles en quête de réponses : mais cette technologie là, il savait pertinemment qu’il ne la maitrisait pas.

Quoi qu'il en soit, il accepta les contraintes imposées par le gouvernement scientifique et s’installa dans une petite boutique où il proposait ses services, bien que peu réclamer, étant donné que ses connaissances étaient de très loin dépasser. Pour autant, il fait actuellement tout pour se mettre au goût du jour et être à mesure d’aider Lagoon, en apprenant des nouveautés et en s’informant sur ces techniques à la bibliothèque la plus porche. Il ne perdit pour autant aucune de ses habitudes ; comme tout bon Phasmodien, il était habiller de ton automnal et sépia, d’objets d’origine mécanique qui se voulait décoratif, parfois de longues vestes orangées, parfois de petits vestons, souvent de chemise trop ample et de pantalons à juste le corps. Ses endroits préférés restaient les lieus ou des comtes merveilleux étaient raconté, et il faut dire qu’on était servis dans le Lagoon : beaucoup de gens étaient spéciaux, notamment les Kryss, et les agents de la M.A.L ayant forcé sur la bouteille laisser gentiment leur histoire s’échapper de leur gorge, laissant sortir des souffrances qui ne demandait qu’à être écouter. Les scientifiques du Lagoria eux, se laissaient moins approcher, et semblait vivre dans un tout autre univers, où il semblait impossible de pénétré. Ah, Cephas était tellement présent dans les bars aux alentours de sa demeure qu’il était difficile pour lui de passé inaperçu auprès des habitués. Beaucoup de patrons lui avaient demandé de devenir serveur, car sa classe et sa prestance n’étaient sans égales, mais son oreille attentive envers les poivrots était tout aussi appréciée par les propriétaires de bars. Son look venu d’ailleurs plait à certaines dames qui désirent changer d’air et voir si celui des Phasmodien est plus clair ; Cephas joue le jeu, comme toujours, jusqu’à qu’il ne s’amuse plus. Nous demanderons à ces demoiselles d’être gentilles et dociles, d’aimer la courtise facile sans espoir, mais surtout de ne pas s’attacher et devenir bien trop arrogante et collante, à partir de ce moment là, ce n’est plus un jeu, mais une peine que vous offrez au jeune homme qui ne tardera pas de vous le faire savoir…

Alors, dites moi, si un jeune homme à l’allure mystique venu tout droit d’un autre monde qui vous est absolument inconnu vous demande du feu, prêter le vôtre, et laisser vous guider docilement, raconter vos maux, et faites lui oublier sa terrible souffrance qu’il récent constamment lorsqu’il est seul en songeant à Phelina. Aillez donc pitié de l’animal galleux qu’il est. Fumer une cigarette avec lui, laisser vous emporter. Son allure gracieuse et son air amical ne vous tentent donc pas ? Il serait donc une oreille attentive, une épaule confortable, et un être de bon conseil, capable d’être ami avec le pire des truands. Oh, il vous facilitera certainement la vie si vous avez besoin de ses services, et il sera une compagnie fort agréable pour les demoiselles en proie à l’ennui et en manque d’un peu de piquant typique de Phasmodeus. Détendez-vous donc, il s’occupe de tout, dont vous, et c’est pour son grand plaisir qu’il le ferra.








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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 0:11

Coucou voilà j'ai fini ma fiche.
Par contre j'ai eu un problème pour la poster et je crois que j'ai fais n'importe quoi avec le code O.O.


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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 14:50

C'est quoi ce délire à faire des fiches trop longue qui arrache mes codes au passage ?!
Bon, j'ai arrangé le code de la fiche déjà '-'

Bienvenu.




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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 15:41

Moi j'ai rien a redire, cela me va beaucoup ^.^ J'aime les fiches longues (huhuhu copain =D)


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MessageSujet: Re: Mais c'est quoi cette ville !   Ven 21 Sep 2012 - 18:48

Maintenant, il faut la lire.




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